
Césarine et Cathalin étaient deux enfants,
L’un malheureux, l’autre insouciant.
Ils jouaient ensemble, courant après un ballon,
Le monde n’accepta pas ce mélange, cet affront.
Césarine, blonde comme les blés,
Altière, fine et la jambe galbée,
Ne devait pas jouer, batifoler.
Cathalin, brun comme l’écorce,
Fier, beau et rempli de mâle force,
Ne devait pas aux règles faire entorse.
Ce furent deux mondes parallèles,
Qui les élevèrent lui et elle.
En aucun cas,
Et cela jamais n’arriva,
Leurs yeux ne devaient changer d’éclat.
Mais par le hasard,
Qui nous laisse hagard,
Césarine et Cathalin,
En grandissant croisèrent leur chemin.
La flèche de l’Amour atteint leurs cœurs,
Qui jamais n’avaient connu pareil bonheur.
Leur passion brûla leurs ailes,
Quand leurs parents eurent vent d’elle.
Le monde n’accepta pas ce mélange, cet affront,
Il réunit un Conseil, mena la bataille de front.
Mais il heurta des obstacles,
Contre lesquels il ne pu aucun miracle.
La rage au ventre et la haine au cœur,
Il résolut à laisser les âmes-sœur,
Vivre dans la joie d’un amour,
Qui perdure encore toujours.