« Pardonne-moi Cordélia, mais à part toi, ma sœur si belle, je n'ai jamais ressenti de si pressant désir pour aucune femme.
Mais j'aime toujours me faire sucer. Alors il m'arrive parfois de séduire des lèvres parées de roses, mais je garde le phallus en la rose, en dernier recours seulement chez les femmes. Il y a en chacune d'elles une certaine langueur, une sorte d'indolence qui me rebute. Je chéris les corps durs et élancés, athlétiques. Je chéris les fesses musclées et robustes encore novices, scellées l'une à l'autre sous la courbe retenue des reins. J’aime l’anus des hommes, cet anus viril. Cet orifice délicat bordé de poils noirs et tenaces, qui sait s’ouvrir et sait se clore majestueusement.
Le cul des femmes, ferait de la bonne viande si un avion venait à s’écraser dans la neige. Avez-vous entendu parler de ces gens qui ont mangé leurs amis gelés?
Revenons à cet auguste fessier, au tiens. Tes fesses sont dorées et fraiches. Tu as été le seul, je n’ai connu que tes fesses. Aussi fermes, aussi hautes, parfaites, telles que le sont les hommes. »
Hilda Hilst
