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Breakfast

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Affalé comme un pacha, Life se tourna et se retourna entre les draps. Il avait faim.
L’estomac gargouillant, il rêvait d’une assiette complète, bien garnie d’un petit déjeuner à l‘anglaise, débordant de sauce, de pancakes, de saucisses et d’œufs brouillés. Son appétit était vorace, et il ne pût s’empêcher de saliver à cette pensée. Mais il avait la flemme de se lever.
Qui serait le sauveur qui lui apporterait son petit déj'?
Personne, malheureusement. Il n’avait personne.
La veille au soir, il avait fichu son petit ami à la porte, et depuis il était seul. Seul dans son grand lit blanc, seul dans son grand appartement, seul avec son grand estomac. Pourtant, il ne s’avouait pas vaincu. Il existait bien un moyen, bon sang, de se faire livrer le repas de ses rêves!
Armé d’une nouvelle détermination, il saisit son combiné de téléphone, et passa un coup de fil à sa sœur. Elle lui devait tant de services.
- Anet? C’est moi. Ca te dirait de me préparer un petit déj’ british?
- Quoi? Non, mais t’as vu l’heure qu’il est Lify? Il est trois heures du matin!
- Yep, justement! Il est trois heures du mat, et j’ai une dalle d’enfer!
- Vas te faire foutre!
- Avec plaisir! Mais seulement après que tu aies bougé ton petit cul pour me l’apporter!
- Je t’envoie Pavel.
- Qui ça?
Et elle raccrocha.
- Putain mais c’est qui Pavel? Ton nouveau jouet? Salope!
Résigné à devoir aller jusqu’au Mc Drive du coin pour avoir ce qu’il voulait, Life lança une bordée de jurons avant de se rendre d’un pas claudiquant dans la salle de bains. Après la cuite de la veille, il avait besoin d’une bonne douche, et quoi de mieux au réveil qu’un jet d’eau glacée?
Life était encore en train de s’habiller lorsque la sonnerie de la porte retentit. Il n’attendait personne, ou tout du moins le croyait-il. Car lorsqu’il ouvrit la porte, la première chose qu’il remarqua fut un délicieux fumet sortant d’un énorme sachet en papier. Puis lorsqu’il se rendit compte qu’il bavait, il essuya ses lèvres et remarqua pourquoi le sachet ne flottait pas tout seul devant sa porte : il était tenu par Pavel.
Le fameux Pavel envoyé par sa sœur. Il l’avait presque oublié.
Grand, tout en muscles, et l’air ravi, Pavel le salua d’un rire de gorge et s’invita à entrer. Pourquoi lui aurait-il demandé la permission? Il était là pour ça non?
Déglutissant à grand peine devant la faim qui le faisait dérailler, Life eut la fugitive vision d’une grande barre chocolatée traversant son salon pour ensuite aller s’assoir sur son canapé. Choqué, il cligna plusieurs fois des yeux. Il fallait vraiment qu’il mange.
Ce que pensait également Pavel.
- Pourquoi tu restes là dans l’entrée? Viens me rejoindre. N’est-ce pas toi qui a commandé un petit déjeuner anglais very, very fast?
Le brésilien avait un sourire en coin évocateur de beaucoup de choses. Mais Life n’y prêta pas attention du tout. Tout ce qu’il voyait, c’était le sachet. Enorme, chaud, attirant. Même à cette distance, il pouvait ressentir sa chaleur sur son visage, cette délicieuse odeur de bacon grillé, cette si douce saveur sucrée…
Il fallait vraiment, vraiment qu’il mange.
- Excuse-moi hein.
- Pas de problème. Régale-toi.
Life déchira le sachet en deux et libéra son contenu sur la table basse. Révélant à la lumière de son allogène deux muggs de café chaud à la cannelle, des Tupperware de pancakes/bacon/œufs/tomates tous chauds, un flacon de sirop d’érable, et une boite toute neuve de céréales Cheerios au miel. C’était parfait.
Pendant qu’il dévorait, Life sentait sur lui le regard amusé de son livreur, et se rendit compte qu’il était étonnamment sexy. Vêtu d’un pull gris et d’un jean bleu foncé, il ressemblait à n’importe quel mec qu’on croisait dans la rue. Mais en observant son visage, c’était là qu’on se rendait compte de quelque chose. Ce type n’était pas comme les autres rien que par son visage : efféminé mais pas trop, délicat mais pas trop, sensuel à outrance, et espiègle comme personne. Il avait aussi la démarche féline, comme un prédateur traquant sa proie, il lui évoquait une panthère. Et plus Life le contemplait, plus il se rendait compte d’une chose étrange. En réalité, on aurait presque pu dire que ce type était … belle.
Le concerné lui décocha un sourire amusé.
- Quoi? Je te plais?
Life mâchonna une bouché de bacon.
- Oui assez. T’es qui au juste? Le gigolo de ma sœur?
Pavel éclata de rire.
- Non. Simplement son homme à tout faire.
Life le fixa d’un air vide.
- Et alors? L’un ou l’autre pour moi c’est pareil. Un homme à tout faire peut être le gigolo de sa patronne, et inversement.
Pavel eut un nouveau rire.
- Je te rappelle que ta sœur est mariée.
Life lui jeta un nouveau regard vide, avant d’enfourner deux bouchées de pancakes/œufs.
- Je ne vois toujours pas ce qui empêche l’un ou l’autre. Alors? Tu la baise oui ou non?
Pavel leva les yeux au ciel.
- Je ne couche pas avec Anet.
- Mmmh, pourquoi?
- Elle est hétéro, moi pas.
- Quoi, t’es gay?
- Oui. Un problème avec ça? Ce qui serait bizarre parce que j’ai entendu dire que tu aimais sucer des queues.
Life siffla un bout de tomate avant de répondre, la bouche pleine.
- Ouais, j’aime les bites. Mais c’est pas pour autant que je le crie sur tous les toits ou que je me fais tous les mecs que je vois.
- Mmmh, voilà qui est bon comme hygiène de vie.
- Hygiène de vie, mon cul! Tout ce qui m’intéresse, c’est de ne pas chopper n’importe quoi! Ma santé et moi nous allons bien pour l’instant, alors la castagne et les morpions j’évite au max.
Pavel eut un rire de gorge.
- C’est ce que je disais. Une bonne hygiène de vie.
Life grogna.
- Donc c’est toi qui a préparé tout ça?
- Oui.
- Putain, tu cuisines vachement bien.
- Merci. Mais j’ai bien d’autres talents.
- Quoi, t’es en train de me draguer là?
- Pourquoi pas? Ca poserait un problème? Draguer ne veut pas forcément dire coucher. Pour moi, ce genre de pratique est plutôt un art dont il faut savoir se servir mais avec parcimonie. J’adore le frisson que ça procure, pas toi?
- Mmmh… Si tu le dis.
- Tu es vraiment rustre. Je comprends maintenant pourquoi ta sœur ne te supporte pas. Vivre avec toi au quotidien doit être d’un ennui…. Anet est beaucoup plus raffinée que toi.
- Tant mieux pour elle.
La langue au coin des lèvres, Life vida le reste du flacon de sirop sur le champ de bataille qu’était auparavant un merveilleux petit déjeuner anglais, et à présent réduit à deux malheureux morceaux de pancakes, des miettes de bacon et d’œufs, et des Cheerios trempant dans du jus de tomates. Il se lécha les doigts d’un geste gourmand, l’air presque rassasié, et jeta un coup d’œil à Pavel, toujours affalé sur son canapé.
- Au fait, explique-moi un truc. Puisque tu aimes tellement tes seigneurs et maîtres si hautement plus civilisés que moi, pourquoi tu ne retournes pas chez eux dare-dare  au lieu de rester là à me mater en train de bouffer? Il est quatre heures du matin, tu dois bien avoir autre chose à faire.
Pendant un moment, le beau brésilien ne répondit pas. Se contenant d’observer Life en train de s’empiffrer.
- Simplement parce que j’ai pour ordre de ramener la vaisselle intacte et nettoyée. Et pour ça, il faut que j’attende que tu finisses.
Life failli s’étouffer.
- Quoi, cette dinette en plastoc? Mais ça peut attendre non?
- Peut-être pour toi, mais pas pour Anet. Ces modèles dernier cri ont coûté les yeux de la tête, et elle tient à les récupérer aujourd’hui. Et ce même si tu me fais attendre jusqu’à demain matin.
Raclant le fond des récipients, Life marqua un arrêt.
- Quoi, alors ça veut dire que je peux te retenir ici autant que je le veux du moment que j’ai ces machins en otages?
- Dans une limite de temps raisonnable, je dirais que oui.
- Marrant.
Etrangement, Life ne savait pas encore ce qu’il allait faire de lui, mais il sentait déjà qu’il ne voulait pas le laisser partir tout de suite. Peut-être joueraient-ils un peu? Ca ferait bientôt une dizaine d’heures qu’il n’avait pas eu sa dose de sexe, et Pavel était magnifique. Alors qui sait si un peu de sport ne le tentait pas?
Terminant son assiette à grands coups de fourchette, Life rassembla, puis ramassa les derniers vestiges de son repas avec les doigts. Il se comportait comme un vrai porc, mais il s’en fichait. Son appétit d’ogre était rassasié, et il fallait qu’il le montre, que ce soit dégueu ou non. Puis il s’étira, et se laissa tomber sur le sofa, les yeux fermés.
- Putain, Pavel c’était fabuleux! Merci!
Le concerné eut un gloussement.
- Mais pas de quoi. Ce fut un plaisir. Même à quatre heures du matin.
Logiquement, puisque Life avait fini, Pavel aurait dû se pencher sur la vaisselle en plastique qui attendait d’être emballée et nettoyée. Mais contre toute logique, ce fût sur Life qu’il se pencha. Et le concerné ne s’en rendit compte qu’une fois qu’il sentit une langue caresser ses lèvres.
Il eut un frisson.
- Mmmh, mon gars tu devrais faire attention.
Un rire chaud parcouru les larges épaules du cubain, résonnant délicieusement dans sa cage thoracique. Life eut un nouveau frisson.
- A quoi devrais-je faire attention?
- A ça.
D’un geste vif, Life saisit la main de Pavel et la plaqua sur son entrejambe. Le membre sous le jean était chaud et dur, prêt à exploser. Life voulait lui montrer à quel point il était près de lui sauter dessus, et lui faire réaliser si oui ou non, il en était prêt à en assumer les conséquences.
Amusé, Pavel haussa un sourcil.
- Tiens donc, c’est intéressant. Et pourquoi devrais-je en avoir peur?
- Parce que j’ai pas baisé depuis un moment déjà, et que j’ai foutu mon ex à la porte hier soir. Tu es tout ce que j’ai sous la main pour l’instant, et je t’assure que, quatre heures du matin ou pas,  je ne serais pas doux avec toi. Donc il vaut mieux pour toi que tu saches de quoi il retourne avant de t’engager sur ce terrain.
Pour toute réponse, Pavel se pencha en avant et imprima une douce pression sur le membre qui palpitait sous sa paume. Ses lèvres charnues capturèrent un instant celles de Life, avant de s’en écarter pour murmurer :
- J’aime le sexe rude, et puis j’ai envie de toi, alors ne te gêne pas pour moi.
Life passa une main sur sa nuque d’un air nonchalant.
- Bien, je t’aurais prévenu.
Puis il amena son visage près du sien d’un seul coup.
Ils firent l’amour comme des bêtes.

- Putain, j’arrive pas à y croire.
Rejetant les draps au loin sur le lit en désordre, Life passa une main agitée dans la tignasse emmêlée de ses cheveux et porta une cigarette encore éteinte à sa bouche. Il avait une folle envie de fumer, mais il ignorait totalement où se trouvait son briquet, et le chercher n’était même pas une idée envisageable, la flemmardise régnait en maître dans son royaume.
Se redressant sur un coude, Pavel lui jeta un regard amusé.
- Et qu’est-ce que tu n’arrives pas à croire?
Si pour Life, lever son cul pour chercher son putain de briquet dans le bordel intégral qu’était son appartement était inenvisageable, lancer un regard torve à son compagnon de baise n’avait rien de très compliqué.
Un regard après tout, ça ne coûtait rien.
- J’arrive pas à croire qu’on ait baisé comme des lapins pendant près de deux heures alors qu’on ne se connait même pas!
Amusé, Pavel eut un petit rire.
- Techniquement, et si tu occultes notre fabuleuse séance de débauche, toi et moi nous connaissons depuis trente minutes. N’oublie pas la durée qu’à pris ton petit déjeuner pour disparaitre.
Amusé lui aussi, Life se surpris à sourire.
- Quoi, une demie heure seulement? Avec tous tes bavardages qui m’empêchaient de savourer, j’aurai juré que j’avais mis au moins le double pour terminer.
Puis croisant ses mains derrière la tête, il ajouta :
- Je m’épate moi-même.
Parole qui fit rire Pavel aux éclats.
- Je suis épaté moi-même. Qui aurait cru qu’un si petit gabarit ait autant d’endurance?
Peu modeste, Life eut un haussement d’épaules.
- Hey, faut pas croire tout ce que nos yeux nous montrent. Le plus souvent, l’habit ne fait pas le moine…
- Ni le costume le roi.
Life lui jeta un regard surpris.
- Alors comme ça on connait les vieux dictons?
Ce fut au tour de Pavel de hausser les épaules.
- Bah, que veux-tu? Tu n’es pas le seul à avoir un peu de culture.
Life ricana bêtement et tira sur sa cigarette toujours éteinte.
- Ouais, et dans culture il y a…
Saisissant immédiatement le niveau de la blague, Pavel ne prit même pas la peine de répondre.
- Hem, enfin bref. C’est vrai que c’était une sacrée partie de jambes en l’air mec. Tu es doué et je suis ravi mais n‘empêche… Ca ne te dérange pas de coucher avec un mec que tu n’as jamais vu avant et que tu viens tout juste de rencontrer?
Déroulant son grand corps ambré entre les draps et les oreillers, Pavel regarda longuement une plume s’envoler avant de répondre, la voix nonchalante :
- Tu sais quoi Lify? Je crois qu’en fait tu réfléchis trop. Je crois aussi que tu devrais prendre la vie comme elle vient, c‘est beaucoup plus simple, moins prise de tête. Et je te promet qu’après, tu verras les choses autrement, et avec beaucoup plus de liberté.
Toujours allongé comme un roi sur sa couche, Life posa sur Pavel un regard des plus sarcastiques.
Il avait bien vu que le brésilien avait évité sa question, mais il s’en fichait. Comme il voulait une réponse, il allait remettre sa question sur le tapis autant de fois qu’il le jugerait nécessaire, et comme il ne supportait pas qu’on lui dise ce qu’il devait faire ou non, il allait également se faire un plaisir de remettre cette grande beauté exotique à sa place.
Jetant sa cigarette inutile au loin - de toute façon, il trouvait dégueulasse le goût du tabac froid et mouillé, et chiquer ne lui disait rien du tout -, il planta ses yeux noirs dans ceux, d’un doux brun-roux, de son compagnon, et lui asséna sa pensée dans un sourire :
- Mon gars, va te faire foutre. Je te signale que tu ne me connais pas, et que dans ce cas, tu es plus que mal placé pour me juger ou pour me donner ce genre de conseil crétin. Et j’ajoute que tu n’as pas répondu à ma question. Donc soit c’était involontaire parce que tu es sourd et bouché, soit c’était volontaire et alors, mon cher, j’ai l’honneur de t’apprendre que tu es un lâche.
Evidemment, Life donnait dans la provocation, mais sinon quoi faire d’autre?
Vue sa carrure et sa façon de parler, Pavel n’était pas un imbécile. Et cette indifférence à l’égard du sexe titillait la curiosité de Life. Lui-même n’était pas contre un bon plan baise quand celui-ci se présentait à l‘occasion, mais quand même, là c’était différent. Il était le frère de sa patronne et ils étaient chez lui, dans son lit, merde! Personne de saint d’esprit ne pouvait se taper le frère de sa patronne sans ne rien ressentir ensuite!
Les deux yeux couleur d’automne fixés sur Life, Pavel ne répondit pas tout de suite. Mais lorsqu’il le fit, sa voix avait baissé de plusieurs octaves, et le grondement sauvage qui en résultait le fit presque passer pour celui d’un fauve. Life en eut des frissons.
- Je te présente mes excuses si ce que j’ai dit t’as énervé. Toutefois cela m’étonne, je ne te croyais pas aussi susceptible.
Pendant de longues minutes, Life sentit ses yeux papillonner d’incrédulité. Mais qu’est-ce que c’était que cette façon de s’excuser?
- Et je tiens à réfuter ton affirmation sur le fait que je ne te connais pas. Car je te connais, je sais qui tu es. Cela fait plus de six ans que je suis au service de ta sœur et j’ai eu tout le loisir d’apprendre à te connaitre à travers elle. Ce qui fait qu’à présent, je sais pratiquement tout de toi : à quoi tu ressemblais lorsque tu es venu au monde, lorsque tu as marché puis parlé pour la première fois. J’ai aussi vu tes premiers dessins, tes premières notes, tes premières photos ainsi que toutes les suivantes. J’ai vu toutes les vidéos de toi et de ta famille, et j’ai vu de quelle façon tu les regardes lorsque tu ne te crois pas observé, et j’ai vu comme ils te regardaient eux aussi. Tu es le petit frère indomptable et rebelle, outrageusement bordélique, mais avec une intelligence incroyable. Tu es le benjamin qui a surpassé ses aînés, le petit génie de la famille. Et malgré les airs d’ours que tu te donnes, tu es en fait quelqu’un de bien. Quelqu’un qui a certes des manières un peu crades et un sacré langage de charretier, mais quelqu’un de bien.
Le discours que Pavel venait de lui servir était une chose à laquelle Life s’attendait tellement peu, qu’il resta la bouche ouverte un long moment sans savoir quoi dire. Puis finalement, il trouva :
- Et ben merde alors.
Pavel eut un rire de gorge.
- Je t’en ai bouché un coin non?
Encore ébahit, Life lui fit une boutade.
- Et comment mon neveu! Ca c’était du retour à l’envoyeur! Du coup je ne sais pas quoi te répondre, à part que je n’ai jamais remarqué que tu étais chez Anet depuis tout ce temps. D’ailleurs ça me fait penser qu’elle va devoir payer pour toutes les photos et les films qu’elle t’a montrés. Elle n’avait pas le droit de faire ça sans mon accord. Je vais la découper à coup de hachoir… Elle va le sentir passer.
Une vision morbide que Pavel s’empressa de chasser de son esprit. Il s’éclaircit la gorge.
- En réalité, ça ne fait que quatre ans que je bosse réellement pour elle, et puis comme pour tout le reste du personnel, je suis discret et souvent fourré en cuisine ou dans le jardin, alors il est normal que tu ne m‘aies pas beaucoup vu. Avant je faisais surtout du dépannage du genre babysitting ou réparations quand elle manquait de bras. Puis avec le temps, je suis devenu indispensable, et j’ai fini par faire partie de son personnel de maison.  
Il eut un petit rire.
- D’ailleurs quand j’y pense, la première chose qu’elle a dite avant de m’embaucher pour de bon, c’est qu’ « au moins, à défaut de n’avoir pu compter sur moi dans le passé en temps qu’ami, elle pourrait désormais compter sur moi comme employé ». J’imagine que c’est un juste retour des choses…
Perdu dans ses souvenirs, Pavel allait embrayer sur un autre sujet, mais déjà, Life ne l’écoutait plus. Il s’esclaffait comme un môme devant une bonne farce.
- Oh putain! Elle est trop bonne celle-là! Parce qu’en plus de votre relation employeur/employé, vous êtes aussi amis de longue date? Ca c’est trop fort! Qu’on ne vienne pas s’étonner après si je n’ai pas d’amis! Haha!
Le cubain eut un sourire d’excuse.
- Qu’est-ce que tu veux, on ne choisit pas ses erreurs.
Life cessa aussitôt de rire.
- Là je suis tout à fait d’accord avec toi.
Pavel lui sourit de toutes ses dents, la main tendue en avant pour une poignée de main.
- Alors, excuses acceptées?
Life sourit à son tour.
- Excuses acceptées.
Mais alors qu’il glissait sa main dans la sienne pour la serrer, Pavel l’attira à lui d’un seul geste et le fit tomber sur lui. Ce qui provoqua un énième enchevêtrement de draps entre leurs jambes, ainsi qu’une fulgurante montée désir un ou deux niveau plus haut.
L’air coquin, Life se tortilla alors contre Pavel et murmura :
- Donc pour répondre à ma question, le sexe avec un inconnu t’indiffères ou non?
- Pourquoi veux-tu savoir ça?
- Pure curiosité.
Pavel eut une petite moue.
- On va dire que je te crois. Ta question concerne ma vie en général, ou notre cas?
- Le général, puisque tu m’as dis toi-même en des termes très fleuris que je n’étais pas un inconnu pour toi.
- En effet. Et bien je suppose que non. Mis étant donné que je n’aime pas les aventures d’un soir, et que je préfère les relations qui requièrent un minimum d’investissement, je ne crois pas un jour pouvoir coucher avec un inconnu, et encore moins ne rien ressentir après coup. Et puis, il faut dire que je…
Sans très bien savoir pourquoi, Life eut un soupir de soulagement. Il sentit comme un poids se lever de ses poumons comme si la question avait eu une importance capitale pour lui, alors que pourtant, il n’y avait pas de raison à ça. Bizarre.
Tout à ses pensées, il avait manqué une partie de ce que disait son amant, mais il revint au moment présent suffisamment vite pour saisir la suite de sa phrase au vol :
- …et comme je ne couche qu’avec des personnes pour qui j’ai des sentiments, alors….
Une phrase qui fit d’ailleurs manquer un battement à leurs deux cœurs.
Tous deux figés comme des statues, aucun des deux n’osait rien dire : l’un parce qu’il venait d’ouvrir son cœur, l’autre parce qu’il craignait d’avoir bien entendu et de comprendre ce que ces quelques mots pouvaient ou allaient impliquer.
Ce fut Life qui brisa le silence en premier.
- Est-ce que… Est-ce que j’ai bien entendu ce que tu as dit?
Une drôle de lueur passa furtivement dans le regard chaud du brésilien.
- Ca dépend, qu’est-ce que tu as entendu?
Nerveux, Life s’humecta les lèvres.
- Que tu ne couchais qu’avec les personnes envers qui tu éprouvais…des sentiments?
Pavel ne trouva rien à répliquer, et le silence s’éternisa entre eux jusqu’à ce que Life le brise à nouveau.
- Tu… C’est toi qui a provoqué cette situation tu sais. Enfin je veux dire, j’étais en manque et tu t’es offert à moi de ton plein gré. C’est toi qui a fait en sorte que nous en arrivions là, alors c’est que forcément, tu l’as fait exprès… Donc tu as…des sentiments pour moi?
Nerveux lui aussi, Pavel resta un long moment à le regarder.
- Hem, et si c’était vrai?
Life ouvrit alors des yeux grands comme des soucoupes.
- Oh merde! Euh, mais alors c’est euh… Enfin je… Attend, ça fait longtemps que tu éprouves ça? C’est arrivé comment?  Et puis, ça date de quand? Pas d’aujourd’hui quand même!
Puis soudainement frappé par un éclair de lucidité, il plissa les yeux.
- Mais attend un peu. Tu n’aurais pas fait exprès de te porter volontaire ce matin? Parce que je ne connais personne, qu’elle soit simple pèlerin ou employée comme toi, qui aurait accepté de se lever de son li à trois heures du matin pour cuisiner et livrer un repas au frère de sa patronne sans péter un câble au préalable. En plus tu était bien trop propre sur toi pour un mec tout juste tiré du lit quand tu es arrivé, c’est donc que c’était calculé. Toute cette histoire de bouffe t’as fournit le prétexte idéal qui te manquait pour t’inviter chez moi et me séduire non? J’ai raison ou je me trompe quelque part?
Si elles avaient pu rougir, les joues du cubain ne s’en seraient pas privées, car jamais dans sa vie le jeune homme ne s’était sentit aussi embarrassé.
Comme quoi, être percé à jour n’est jamais très agréable, surtout de cette façon.
- Cela fait un moment que j’éprouve ce genre de chose à ton égard. D’ailleurs plus j’y pense, moins j’arrive à mettre le doigt sur le moment précis où c’est arrivé. Tout ce que je sais, c’est que je m’en suis rendu compte l’année dernière, alors qu’Anet préparait ton anniversaire. Elle n’arrêtait pas de piailler comme un oiseau sur le fait que son adorable ours de petit frère allait enfin dépasser la barre des vingt-cinq ans mais que c’était bien dommage que tu n’aies jamais réussi à rester casé assez longtemps avec le même homme pour le présenter à votre famille, qu’elle te préférais encore quand tu étais petit, mignon et tout joufflu… Ainsi qu’un tas d’autres choses concernant ta vie d’enfant et ta vie actuelle. Je me souviens que j’étais débordé avec cette fête en préparation, mais à force de l’entendre tous les jours pendant une semaine, j’ai finit par être curieux, et je me suis souvent surpris à désirer rencontrer ce petit frère dont tout le monde ne cessait de me parler en permanence. Puis lorsque je t’ai vu débarquer dans le hall avec tes boucles claires, tes yeux sombres, ta bouille espiègle et ta démarche de conquérant, je n’ai rien pu contrôler du tout. La machine s’est mise en branle toute seule, et je n’ai plus pu te retirer de mes pensées ni de mon cœur. Ce soir-là, entouré de ta famille, je t’ai vu être à la fois tendre, taquin, bagarreur, et infecte avec chacun d‘entre eux, et ce cocktail mélangé à ce que je savais déjà de toi et de ton enfance, à fait exploser le tout. Par la suite, je n’ai plus pu penser qu’à une seule chose : te rencontrer pour de vrai et te séduire. Je voulais absolument te faire mien, et ce quoi qu’il aurait pu m’en coûter. Alors quand Anet est venue me chercher ce matin pour m’expliquer la situation, j’y ai vu une occasion en or et je l’ai saisie.
Le cœur soudain serré, Pavel eut un petit sourire triste.
- Je peux dire aujourd’hui que j’ai atteins mon objectif avec brio. Mais finalement rien n’a changé, nous en sommes toujours au même point : tu ne sais rien de moi alors que je sais tout de toi ou presque, tu me considères comme un étranger tandis que je me sens déjà comme avec une vieille connaissance en ta présence, et le fait d’avoir couché ensemble n‘a fait que te gêner. Du  coup, où veux-tu aller avec ce genre de bilan? Avec moi qui me meurs d’amour pour toi, et toi qui n’éprouves rien pour moi, le calcul est vite fait : vu comme c’est partit, rien de bon ne sortira de cette relation, ce qui est bien dommage car je commençais à prendre goût à cette nouvelle intimité.
Encore une fois, ce fut un silence profond qui suivit le discours de Pavel, car pour la seconde fois en moins d’une heure, Life se trouvait incapable de prononcer le moindre mot. Le niveau interne de ses émotions était bien au-dessus de la plus pure stupéfaction, et malgré le fait qu’il en ait conscience, Life ne parvenait pas à reprendre pied dans le moment présent, perdu qu‘il était dans le passé.
C’était flou, mais il se souvenait qu‘à certains moments, sa sœur avait fait allusion à Pavel. Mais axé sur lui-même comme il l’était lorsque qu’elle était dans les parages, il n’avait rien écouté de ce qu’elle disait, et fait l’impasse sur le sujet abordé. Ce qui lui posait un sacré problème aujourd’hui, car s’il avait écouté avant, peut-être ne serait-il pas sentit aussi embarrassé à présent.
D’ailleurs, s’il y pensait sérieusement, qu’est-ce qui l’empêchait de répondre aux sentiments de son amant? Son dernier petit-ami avait merdé assez fort pour qu’il le vire, alors il n’avait personne. Et puis, Life ne restait jamais célibataire très longtemps, il accordait beaucoup trop d’importance à certains aspects de la vie de couple - comme le sexe à portée de main et les petits gestes du quotidien - pour parvenir à s’en passer durant une trop grande période.
Evidemment, la question des sentiments subsistait. Mais même sans se connaitre - d’ailleurs, tout bien considéré, cette conception n’était qu’à demie vraie puisque Life ne savait presque rien de Pavel alors que celui-ci connaissait bien des choses sur lui - tous deux s’entendaient bien. Il sentait que ce qui  passait entre eux méritait d’être exploré, alors pourquoi ne pas essayer? Après tout, les sentiments étaient faits pour être développés.
Revenant progressivement au présent, Life s’efforça de retrouver l’usage de sa bouche et de se souvenir du mode d’emploi pour parler. Ce fut un peu déroutant, mais lorsqu’il y parvint, la première chose qu’il lâcha fut :
- Bah putain, toi tu sais comment faire des discours qui tuent!
Pavel se rembrunit alors.
- C’est une critique?
S’efforçant toujours de retrouver le contrôle de ses pensées, Life s’ébroua.
- Mmmh! Non pas du tout! C’est juste que tu as le don de faire bugger mon cerveau avec ce genre de paroles trop mignonnes, et comme je n’en ai pas l’habitude ça me déstabilise.
- Ah…Et bien merci, c’est gentil.
Life éclata de rire face au trouble du cubain.
- Oui, c’est gentil, mais c’est surtout sincère. Ecoute, je ne te cache pas que tout ce que tu as dit à propos de moi est vrai, mais je ne suis pas d’accord sur le fait que nous deux nous devrions nous arrêter là. Ce qu’il y a entre nous est agréable et c’est vrai que tu as une longueur d’avance côté sentiments, mais et alors? Je suis célibataire depuis hier, et je sens que mon corps à grand besoin d’un amant très, très, très attentionné. Alors qu’est-ce qui nous empêche d’essayer pour voir ce que ça donne?
Pour le coup, ce furent aux yeux de Pavel de s’ouvrir très grand.
- Si j’écoute mon cœur et que je te réponds tout de suite, ma réponse serait évidemment « ok allons-y », mais comme ma tête me supplie de rester rationnel encore quelques minutes, je préfère te demander si tu te rends bien compte de ce que tu viens de dire. Souviens-toi que je viens de te révéler mes sentiments les plus profonds Life, et je ne le supporterais pas si tu t’en sers pour en jouer. Certes, tu veux essayer de construire quelque chose avec ce qu’on a toi et moi pour voir ce que ça donne ensuite, et ça me donne des ailes. Mais après? Que se passera-t-il si ça ne fonctionne pas et que tes sentiments ne rejoignent jamais les miens? Qu’est-ce que je deviendrai ensuite, ça tu peux me le dire?
Se redressant lentement sur le lit pour s’asseoir en tailleur, Life prit les mains de Pavel dans les siennes, et lui expliqua la chose lentement :
- Ecoute Pavel, je sais que tes sentiments pour moi sont plus anciens que ceux que j’éprouve actuellement pour toi, et je comprends ta peur, mais tu ne trouves pas ça injuste? Toi, tu as eu plus de temps que moi pour les développer, alors pourquoi n’aurais-je pas aussi droit à cette chance? C’est vrai que tu sais nombre de choses sur moi, mais tu ne sais pas tout. Il te reste encore des facettes de moi à découvrir, et cela ne te sera possible que si nous nous engageons dans une relation. Toi et moi pourrions alors apprendre à nous connaitre l’un par rapport à l’autre et non plus l’un sur l’autre par rapport à un tiers, et qui sait si le mois prochain je ne me sentirais pas aussi amoureux de toi que tu l’es de moi maintenant? C’est vrai que ça peut ne pas fonctionner et que j’en reste au stade de l’amitié, mais nous ne saurons jamais ce que cela aurait pu donner si nous ne tentons rien. Et étant donné la façon dont tu me regardes, je ne peux pas croire que tu veuilles abandonner si facilement avant même d‘avoir essayé. Alors s’il te plait, ne me dis pas non.
Eberlué, Pavel regardait l’intrépide en face de lui, lui réciter mot par mot ce qu’il avait toujours voulu entendre de sa bouche. Il était d’ailleurs monté si loin au pays des Bienheureux qu’il avait du mal à en descendre et à ne pas y rester.
- Je crois que je rêve.
Life eut un large sourire qui découvrit toutes ses dents.
- Alors c’est oui?
Pavel sourit à son tour.
- Oh que oui, c’est oui.
- Super!
- A qui tu le dis! Viens ici.
D’un bon souple, Life se retrouva bien vite blottit contre Pavel qui d’un geste tendre, releva son visage vers le sien pour l’embrasser. Ce contact de peau contre peau fût si bon, si doux, que leurs sens s’enflammèrent et leur donna envie de plus.
Alors d’un geste sûr, Pavel les fit basculer sur le lit de façon à ce que Life se retrouve sous lui, et d’un sourire gourmand, captura de nouveau ses lèvres rougies par la sauvagerie des baisers précédents.
Entre le pont de leurs soupirs agités et le ballet de leurs mains qui se s‘égaraient sur leurs peaux mise à nues par les draps, une idée parvint tout de même à percer le brouillard qui englobait le cerveau de Life et à faire lumière. Une idée qui d’ailleurs le fit glousser lorsqu’il en prit enfin conscience.
Troublé, Pavel s’écarta.
- Qu’est-ce qui te fait rire?
- Une idée toute bête que je viens d’avoir.
- Et qui est? Il vaut mieux que tu en parles maintenant parce que si tu y repenses, ça va à nouveau nous couper dans notre élan, alors accouche.
Rendu mort de rire par l’idée, Life parvint à articuler entre deux fous rires :
- Alors…imagine que… Haha! Que ma sœur ait… haha… manigancé un plan pas net…hahaha…pour nous caser ensemble toi et moi?
Pour la seconde fois, les yeux du cubain se firent soucoupes.
- Non! Tu crois vraiment que? Elle n’aurait pas osé, si? Quoi que j’avoue, en y repensant,  elle aurait très bien pu monter ce genre de coup. Mais si sa technique a bien fonctionné sur moi, elle n’a rien donné sur toi.
Essuyant les larmes de rire qui lui coulaient sur les joues avec le coin d’un drap, Life déposa un baiser léger sur les lèvres de son nouveau petit-ami.
- Oui, c’est vrai. Mais peut-être aurait-elle fonctionné si je n’avais pas appliqué ma propre technique secrète pour être tranquille quand elle est dans les parages : l’égocentrisme à l’état pur. Se concentrer sur soi-même marche du tonnerre lorsqu’elle se pointe sous ton nez pour te raconter sa vie et celle des autres.
- Oh? Tu es dur quand même non?
Life lui balança son regard le plus blasé.
- Crois-moi, depuis vingt-cinq ans que je me la coltine, je peux te dire que j’ai déjà tout essayé et que c’est la seule chose qui fonctionne.
- Hum, très bien, disons que je te crois. J’essaierai ta technique lorsque je reprendrais le boulot. Mais waouh quoi. Et dire que finalement elle essayait de nous caser ensemble en nous blablatant nos vies respectives!
Dégoûté, Life eut un reniflement méprisant.
- Tss, ouais! C’est bien une fille pour agir comme ça!
Pavel gloussa.
- Oui, mais quoi qu’il en soit, toi et moi sommes ensemble maintenant plan ou pas plan. Et compte sur moi pour ne pas te laisser filer si facilement.
- Mmmh… Je suis impatient de voir ça…


Une semaine plus tard
- Allô?
- Salut Lify c’est moi. J’ai essayé ta technique ce matin…
- Ah! Alors, alors?
 - Et bien, c’est dur et ça me fait mal de l’admettre, mais tu as raison, ça a fonctionné.

 

 

 


 

 

 

Billet :

Cette histoire a été rédigée en deux temps.
La première partie m’est venue un matin où j’avais faim, genre la grosse, grosse faim du cannibale mit à la diète pendant le plus long hiver du monde. J’étais d’une humeur de chien et franchement, j’avais envie de pousser une gueulante. C’est alors que Life s’est pointé avec toute sa malpolitesse, ses grossièretés et sa faim gargantuesque. J’ai adoré rédiger ses répliques, je le trouve génial.
La seconde partie s’est greffée de façon bizarre. Totalement du genre « il arrive un moment dans l’écriture où tu ne contrôles plus rien, l’histoire se fait toute seule ». Cette partie débute après la partie de jambes en l’air entre Pavel et Life, et qui est beaucoup, beaucoup plus sentimentale que je l’avais prévu au départ. Trop même. M’enfin, elle est comme ça, et je n’aime pas modifier mes histoires une fois qu’elles sont terminées.

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S
Mais cette histoire est géniale ! :D J'imagine Pavel comme un canon incroyable xD Je n'ai pas d'image précise en tête alors c'est peut être bizarre mais bon...<br /> Enfin bon, j'ai adoré l'histoire ! Le personnage de Life est excellent, sa façon de parler aussi, et la manière dont Pavel le voit le rend plutôt attendrissant ^^ Le cubain (qui au début est aussi brésilien d'ailleurs ? ...) parle très joliment de ce qu'il ressent, il a l'air adorable. Je sais bien que c'est un personnage fictif mais je l'aime beaucoup (en plus il sait cuisiner, que demander de plus...). Bref c'était bien chouette à lire tout ça, bravo ^^<br /> PS: j'aime beaucoup le principe des "billets"  ! Du coup, je peux te dire que je ne trouve pas la fin trop sentimentale, j'ai trouvé ça très mignon *-*
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I
J'aime beaucoup cet OS aussi qui est passionnant, et je t'ai vraiment reconnue sur le coup dans les mots et la manière de s'exprimer je t'imagine bien pondre ça d'une traite
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C
Haha! C'est rare que je réponde aux commentaires de façon individuelle, mais je vais te filer un coup de pouce ^^ La solution est dans ce paragraphe, faut être attentif ^^ : " Mais peut-être aurait-elle fonctionné si je n’avais pas appliqué ma propre technique secrète pour être tranquille quand elle est dans les parages : l’égocentrisme à l’état pur. Se concentrer sur soi-même marche du tonnerre lorsqu’elle se pointe sous ton nez pour te raconter sa vie et celle des autres. - Oh? Tu es dur quand même non? Life lui balança son regard le plus blasé. - Crois-moi, depuis vingt-cinq ans que je me la coltine, je peux te dire que j’ai déjà tout essayé et que c’est la seule chose qui fonctionne. - Hum, très bien, disons que je te crois. J’essaierai ta technique lorsque je reprendrais le boulot. " Et si tu n'as toujours pas fait le lien : Pavel a testé la technique de Life sur Anet, et il admet une semaine plus tard que ça fonctionne XD tout bête hein? ^^
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K
Hey c'est encore moi, Je préfère les histoires où les deux personnages sont amoureux l'un de l'autre, pas forcément dès le départ mais au moins à la fin, mais c'était cool tout de même! J'ai beaucoup apprécié la révélation de Pavel, comme quoi il le connaissait et l'aimait depuis déjà longtemps! Par contre je n'ai pas du tour compris la fin, le 1 semaine plus tard, de quoi parle-t-il??
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