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Chapitre 19

19.

Enfermé dans sa chambre depuis que le Maître lui en avait autorisé la possibilité, Elizia n’en était pas sorti, trop absorbé par son propre déni de la réalité et par sa profonde dépression pour trouver en lui la force de continuer à se battre.
Le temps passa au fil des jours et des nuits, mais bientôt les journées devinrent des semaines, et les semaines, des mois.
Il ne se nourrissait que périodiquement, réduisant son alimentation au plus strict nécessaire pour éviter de rendre l‘âme inopinément. Lorsqu’il sentait que les besoins de son corps se faisaient trop impérieux, il appelait faiblement Sorrel, et lui passait commande d’un ou deux fruits, d’une miche de pain et d’une cruche d’eau. Alors, la nourriture apparaissait, et il se forçait de l’ingérer, sans jamais en demander davantage.
Certes, le Miroir de Vérité n’avait pas été créé dans ce but de transmission de commande, mais comment aurait-il pu faire autrement? Son corps et son esprit étaient si faibles, qu’il s’écroulait au sol chaque fois qu’il tentait de faire un pas en dehors de son lit!
Etendu entre des draps d’un blanc sale, il n’était plus que l’ombre de lui-même. Son corps et son visage émaciés par les privations, lui donnaient presque l’apparence d’un squelette en voie de décomposition. Sa chevelure emmêlée, ses cernes noirs et son regard vide conféraient à cette épave, un aspect morbide qu’accentuait encore une barbe très fournie et qui lui mangeait le visage.
Situé à des années lumières de son prestige et de sa fierté d’antan, Elizia était laid à faire peur.

***

Les jours et les semaines passèrent, se fondant en mois dénués d‘agitation démoniaque. Plus rien d’autre que les âmes humaines ne semblait remuer entre les murs de la prison de la Mondrose High School, donnant à l’ensemble, une impression de calme apparent.
Mais Paélia n’était pas dupe.
Elle savait parfaitement que cette inactivité de la part du démon ne présageait rien de bon, et tout de pire.
Il mijotait quelque chose, et elle sentait que bientôt, ce quelque chose fonderait sur tout et tous, et ferait trembler le sol.
Mais quoi?
Malgré tous ces efforts, elle ne parvenait pas à définir exactement la menace qui se terrait dans l’ombre, et qui lui laissait un sentiment qu’elle n’avait jamais ressenti.
Celui d’être guetté.
Telle une proie traquée par son prédateur, elle se sentait ployer sous la puissance dévastatrice de son regard invisible, et cela lui était intolérable.
Pourquoi ressentait-elle une telle crainte? Elle représentait tout ce que l’Obscurité craignait et ne serait jamais. Faite de Lumière, de Vie, d’Espoir et de Bien, elle représentait pour elle la pire menace pouvant exister dans ce monde, c’est pourquoi cette peur infondée l’inquiétait au plus haut point.
Bien sûr, elle ne craignait pas de « mourir », car elle n’avait pas de corps et n’était qu’Esprit. Mais elle pouvait être détruite, et si lors d‘un combat l’opposant aux Forces du Mal - qui serait inévitable, elle le savait -, son existence venait à en être dissoute…
Un frisson céleste parcouru l’ensemble étoilé du Mondrose à cette pensée.
Elle n’osait même pas en mesurer les conséquences…
Contemplant avec emphase le visage lumineux de la lune montante, elle laissa son esprit s’étendre à travers le domaine et recouvrir la prison déguisée en école.
Elle y décela nombre d’esprits torturés dont la peur profonde n’aspirait qu’à une seule chose, la libération.
Seigneur! Que faisait-il donc subir à ces pauvres humains?
Elle effleurait chaque conscience pour en vérifier les dégâts, lorsque quelque chose accrocha sa perception. C’était sombre, sans fond. Plein de tristesse, de rancune de haine, et de désespoir.
N’y décelant plus aucune volonté de vivre, et choquée de voir tant de noirceur chez un être humain, elle plongea un peu plus profondément en lui et lu son histoire.
Un long frémissement de tout son être la parcouru lorsqu’elle s’extirpa de cet esprit torturé, un sentiment de victoire faisant scintiller son corps de lumière.
Enfin, elle avait trouvé celui qu’elle cherchait depuis un si long moment, la clé qui lui permettrait de réduire à néant les plans diaboliques de cet incube infâme!
Elle venait de trouver Elizia.
Le démon l’avait mis dans un sale état, mais elle gardait confiance.
Elle lui rendrait d’abord sa volonté de vivre, et lui insufflerait une nouvelle détermination.
Avant de l’attirer à elle dans le Mondrose.

***

Par les fenêtres, on pouvait voir la pluie et le vent s‘abattre sur l‘école et le domaine qui l‘entourait. Le ciel matinal était vêtu d‘un gris intense et presque noir qui empêchait toute lumière de filtrer.
Mais ce fut comme si un soleil ardent et incandescent venait de percer les nuages de sa conscience pour le réveiller et le faire revenir à la vie.
Là où tout était froid et mort, c’était devenu chaud et doux, vif et plein d‘un espoir neuf. Il se sentait à nouveau lui-même sans pouvoir expliquer le miracle qui l’avait fait sortir de sa bogue de chagrin et d’amertume, ni même ce qui lui donnait cette énergie nouvelle et cette envie farouche de continuer à vivre.
C’est lors de ce matin grisâtre qu’Elizia compris que repenser sans cesse à cette vision d’horreur qu’étaient les vestiges calcinés de son ancienne vie ne lui apporteraient rien de bon, et que se faire violence afin de ne pas ressasser l’image de Florent embrassant un autre, était préférable à l’abattement.
Il avait assez pleuré sa mère, son amant et son ancienne vie à présent détruite, il avait assez maudit le Maître et ses écœurantes manigances! Il se devait à présent de reprendre sa vie en main, de savourer sa liberté retrouvée et de s’en réjouir, car à présent, il pouvait reprendre un train de vie normal sans se soucier d’être à nouveau brutalisé, ni d’être soumis aux désirs avilissants du démon.
Pour la première fois depuis des mois, Elizia envisageait l’avenir avec optimisme.
Ce fut sur ces pensées positives qu’il écarta les draps d’un geste souple avant de balancer ces jambes en dehors du lit. Il se leva avec un luxe de précaution, qui finalement, se révéla inutile. Il se sentait en pleine forme! Ce qu’il trouvait pour le moins étrange, étant donné son état d’extrême faiblesse dû aux privations et au manque d’exercice…
En longeant sa chambre pour se rendre à la salle de bain - afin d’y procéder à un nettoyage en règle -, il évita de regarder son reflet dans les miroirs. Il ne voulait pas contempler le spectacle de sa négligence avant d’y être obligé par le rasage.
Mais bientôt, il se fit face, et retint difficilement un hoquet d’incrédulité.
Il se savait une mine épouvantable, mais ne s’était pas attendu à ressembler à une telle loque.
Une fois qu’il eut rendu à ses cheveux une longueur raisonnable, et réduit à néant ce qui lui servait de barbe, il enfila une tunique propre et sa paire de bottes. Puis, il s’engagea dans le long couloir du dortoir des hommes pour descendre l’immense escalier de bois massif qui menait à la salle de banquet afin d’y prendre son petit déjeuner.
Une merveilleuse impression de bien-être lui gonfla les poumons. Il était si bon de reprendre des habitudes d’étudiant lambda, et de ne pas avoir à se soucier d’une quelconque menace démoniaque!
Il ne parvenait pas à croire que des mois auparavant, il avait subi les pires sévices d’un être diabolique et pervers dans une chambre inaccessible. Il regrettait presque d’avoir perdu cette période de liberté qu’il avait consacré à sa dépression et à ses lamentations. Dieu, qu’il se sentait stupide à présent!
En franchissant les deux grandes portes familières menant à la Salle de Banquet, il s’avoua être un peu déboussolé également. Tout ce qui se passait ici était si…banal et normal en comparaison de tout ce qu‘il avait vu! C’était comme si deux dimensions radicalement différentes cohabitaient dans le même monde. L’une, emplie de mystères, d’histoires paranormales et de créatures hors du commun, et l’autre, si terre-à-terre, humaine et déserte de magie!
Cette conception du monde semblait à la fois possible et impossible, logique et illogique.
C’en était à se pendre la tête à l’envers!
Tout à ses pensées sans queue ni tête, Elizia ne distingua qu’après coup l’étrange tension qui électrisait l’atmosphère et chargeait le silence de menace.
Parcouru de longs frissons, il tira une chaise et s’assit à la place qu’il avait auparavant - si peu – occupée auprès de ses amies, Célestina et Olivia. Il sourirait d’ailleurs à celles-ci, heureux de pouvoir les saluer à nouveau. Mais chacune, comme tous les élèves autours de la table, gardait le regard rivé à son assiette, dans une posture étrangement recroquevillée, comme si elles voulaient se protéger d’une quelconque menace monstrueuse.
Les observant tour à tour, il remarqua l’expression mêlée de terreur et de résignation de leurs visages ordinairement si gais.
Quelque chose n’allait pas.
Il parcouru une nouvelle fois la tablée à la recherche d’une abondante chevelure rousse et d’une haute silhouette charpentée. Mais il ne la vit nulle part.
Friedrich n’était pas dans la salle.
Or, cela était tout à fait inhabituel.
L’inquiétude le fit froncer les sourcils. Où pouvait bien de trouver son ami écossais?
A cette heure du matin, il ne pouvait être qu’ici. D’autant plus qu’il ne quittait jamais les jeunes filles sauf pendant les cours et les nuits où il ne pouvait faire autrement que de les laisser seules. Il était comme leur chevalier servant, comme leur ombre protectrice, et les voir ainsi dénuées de sa présence, ne lui disait rien qui vaille…Mais bon sang, que ce passait-il ici?
Un gémissement étouffé retenti à sa droite, faisant brièvement dériver le cours de ses pensées. Constatant qu’il venait d’Olivia, il tourna son regard vers elle, et retint de justesse un immense éclat de rire en voyant son expression : elle le fixait de ses grands yeux écarquillés de surprise, la bouche ouverte en un « O » peu élégant mais parfaitement traducteur de son ahurissement.
Il la vit donner un coup de coude à Célestina avec impatience, en la pressant en silence de lever le nez de son assiette.
Sa réaction fut la même que celle d’Olivia, et Elizia dû faire appel à toute sa volonté pour ne pas laisser éclater la vague de rire qu’il sentait rugir au fond de sa gorge.
Il sentait qu’elles comme lui, mouraient d’envie de se poser un bon millier de questions. Mais la loi du silence ne devait pas être brisée à table, et il se résolu donc à petit déjeuner en silence, rongeant son frein avec une impatience croissante, sans cesser de jeter de fréquents coups d’œil aux jeunes femmes qui continuaient de le considérer avec incrédulité.
L’heure des premiers cours approchait, et de plus en plus d’élèves quittaient la salle pour se diriger vers le hall qui conduisait aux salles de classe. C’est en voyant Olivia repousser son assiette, qu’Elizia fit de même et se leva, comprenant qu’il s’agissait du signal du départ.
Elles marchaient d’un pas précipité, et il dû presque trottiner pour rester à leur hauteur. C’est une fois les grandes portes passées, qu’elles lui sautèrent au cou à l’étouffer et le pressèrent de questions.
- Seigneur! Mais où étiez-vous!
- Et bien, c’est un peu compliqué à expliquer mais…
- Nous nous sommes fait un sang d’encre!
- Veuillez me pardonner, je…
- N’importe quoi aurait pu vous arriver mon cher! N’êtes-vous pas au courant des choses abominables qui se passent ici?
- Des choses abominables? Mais…
- Oui, tout ceci est affreux! Il faut absolument que…Ah mais Celly, ma chérie, nous allons être en retard au cours de Littérature Ancienne!
- Ce qu’il ne faut surtout pas qu’il nous arrive! Elizia, très cher, pardonnez-nous, mais les études n’attendent pas! J’ai été très heureuse et soulagée de constater que vous êtes encore en vie et en un seul morceau! Nous nous verrons plus tard!
- Mais attendez!
- A plus tard, Elizia!
Le baron se retrouva seul au milieu du hall aux huit portes, au moment où, dans un bruissement de tissu, la brune et la blonde s’engouffrèrent dans la volée d’escaliers menant aux classes des étages supérieurs.
Il se trouvait là, planté dans l’entrée comme un idiot, sans avoir pu poser la moindre question, ni même avoir pu prononcer une seule phrase! Et il n’aurait plus manqué qu’il arrive en retard à son cours de Mathématiques pour parfaire sa frustration!
Mais ça n’allait pas se passer comme cela! Il serait à l’heure, et il obtiendrait des réponses à ses questions!

La journée, rendue éreintante par le rythme soutenu des cours et la concentration qu’il avait dû fournir pendant ceux-ci, avait laissé Elizia complètement épuisé et flageolant. Il avait également oublié ce qu’était que le système d’étude à la Mondrose High School, et les professeurs semblaient s’être passé le mot pour lui en rappeler les règles et les inconvénients: on commençait avec le lever du soleil et finissait avec son coucher.
Las et au ralenti, il se laissa tomber avec lourdeur sur sa chaise, avant de pousser un long soupir.
Reprendre sa vie en main n’était pas aussi simple qu’il se l’était imaginé, cela ressemblait plutôt à un bras de fer entre le destin qui se jouait perpétuellement de lui et la solidité de sa détermination!
D’autant plus qu’il n’avait toujours pas retrouvé Friedrich, et cela l’inquiétait. Il se souvenait l’avoir quitté en de mauvais termes, et il tenait à s’excuser pour son comportement d’alors.
Mais pour cela, il lui fallait le trouver!
Célestina et Olivia venaient de le rejoindre, elles aussi, mais contrairement à ce qu’il s’était promis au matin, il n’avait plus aucune envie de questionner qui que ce soit sur quoi que ce soit. Il l’avait fait à tous ces cours afin d’en reprendre le fil, et il préférait se taire plutôt que de gaspiller les dernières forces qui lui restaient. Poser des questions consommait bien trop d’énergie.
Il entamait sa troisième part de tourte - il n’avait pas pu déjeuner à midi, monsieur Florentin ayant décidé d’y déplacer une heure de cours de rattrapage spécialement pour lui -, lorsqu’il senti quelque chose se glisser dans sa paume.
Étonné, il leva les yeux et vit qu’Olivia lui poussait un morceau de papier plié en quatre. Elle accomplissait son geste sans le regarder, et avec naturel, les yeux toujours rivés sur son assiette.
Elle aussi paraissait épuisée. Ses longs cheveux habituellement si bien peignés, étaient ébouriffés et ternes. Ses yeux alourdis par des cernes étaient gonflés par le sommeil, et son teint était plus livide que dans son souvenir.
Jetant un œil à Célestina, il constata que son état n‘était pas plus reluisant, et d’ailleurs, lui-même ne devait pas avoir meilleure mine non plus à bien y penser.
Tous dans la salle présentaient des visages épuisés et renfrognés, et cette morosité ambiante le laissait mal à l’aise. Il n’était pas normal d’être si fatigué alors qu’ils se contentaient d’être assis et d’écouter. Ils ne pratiquaient aucun sport et ne s’adonnaient à aucun effort physique exténuant!
Prenant peu à peu conscience d’une vérité qui échappait à tous, il senti la méfiance et la suspicion du matin se rappeler à son bon souvenir et se tortiller en lui. Il frissonna d‘appréhension.
Quelque chose ne tournait pas rond, et personne n‘en avait conscience.
Un léger coup de pied de sa voisine blonde le tira de sa réflexion hasardeuse et le fit revenir à l’instant présent. Elle lui fit un signe discret, lui indiquant le petit carré plié encore serré dans sa main.
Il n’avait pas encore ouvert le papier.
Déposant la part de tourte qu’il tenait encore, il s’essuya les mains, ouvrit le message avec autant de discrétion possible, et lu les quelques mots rédigés d’une écriture fine et penchée:

Attendez-nous à minuit devant votre chambre.
Nous vous expliquerons tout.

Quelle nouvelle nécessitait tant de précautions? Ou peut-être y en avait-il plusieurs?
Conscient que le Maître devait les observer - et surtout lui en particulier -, il se garda bien de lever les yeux sur Olivia. Il ne voulait lui faire courir aucun risque. Il ne tenait pas à impliquer d’autres personnes dans toute cette histoire de Pantins et de Magie Noire démoniaque.
« Oh, c’est très noble de ta part, mais tu sembles oublier que je peux lire en toi comme dans un livre ouvert mon petit Elie…. Tu es à MOI, et je suis ancré en toi. Rien de ce que tu ressens ou penses ne peux échapper à ma conscience. Tâche de ne pas l’oublier cette fois-ci. »
Son estomac se contracta si fort qu’Elizia cru un instant qu’il allait se mettre à vomir tripes et boyaux.
L’histoire se répétait. Encore.
Lui qui s’était cru libre, retombait en enfer, se retrouvant à nouveau pieds et poings liés, par des chaînes de fer indestructibles. Son esprit et son cœur étaient de nouveau violés et traqués, encore une fois soumis et rendus esclaves d‘un être à la perversité sans limites.
« Que de méchantes pensées insultantes. Tss, je t’ai rendu une certaine forme de liberté, mais n’en abuse pas d’accord? Sinon je serais tenté de sévir, et tu ne voudrais pas cela n’est-ce pas? »
Se remémorant sa dernière humiliation publique - son éjaculation en plein milieux du hall lors de son arrivée ici -, il répondit par la négative.
« Bien, c’est aussi ce que je pensais. Oh, à propos, vient me retrouver lorsque ton entrevue avec mesdemoiselles Davantis et Lagarde aura pris fin. Il y a des mois que je ne me suis pas nourris correctement et…je commence à avoir faim. »
Après ces dernières paroles, il n’entendit plus aucun mot pendant un long moment, et conclu que le Maître venait de le laisser en paix. Du moins pour l’instant.
Résistant à la forte envie meurtrière qui l’incitait à prendre le couteau posé près de son assiette pour se défouler sur la première victime venue, il ferma les yeux et se força à respirer lentement. Une fois. Deux fois. Trois fois, et il n’ouvrit les yeux qu’une fois qu’il se sentit calmé.
Mais il n’y avait plus personne dans la salle.
Tous les élèves étaient parti se coucher, et il ne restait que lui et le bout de papier plié en quatre qu’Olivia lui avait donné.
En y repensant, il se dit qu’elle et Célestina avaient sans doute dû s’inquiéter de son étrange comportement. Rester assis les yeux fermés pendant que les élèves s’en allaient, ne lui ressemblait pas le moins du monde.
Et pourtant, qu’il lui avait été difficile de rester là sur cette chaise à canaliser sa colère! Maintes et maintes fois, il avait failli jaillir hors de son siège pour se venger sur n’importe qui en hurlant sa rage au monde entier. Mais il avait tenu bon, ce dont il était plutôt fier.
Il ne s’était pas attendu à une nouvelle violation de son intimité. Naïvement, il avait cru à une libération définitive. Car jamais, le Maître n’avait mentionné quoi que ce soit concernant un éventuel retour à leurs conditions d’avant. A sa condition d’esclave sexuel.
La déception et le désespoir lui rongeaient l’âme, mais il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. C’était lui qui s’était offert au monstre en lui disant « je m’offre à vous », et qui lui avait dit de faire ce qu’il désirait de lui.
Certes, sur le moment, tout son être avait été ébranlé par son nouvel état d’orphelin démuni et il s’était senti enlisé dans profond désespoir frisant la folie, mais il avait sincèrement pensé ces mots.
Et à présent, il en payait le prix.
Il avait été bête de croire qu’un démon de son envergure renoncerait aussi vite et aussi facilement à l’un de ses Pantins.
C’est une erreur qu’il ne commettrait plus.

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S
Ayé ! je me suis rappelé où je m'étais arrêter xD (meme si avant ça j'ai lu les deux chapitres suivant avant de me dire que j'ai raté un chapitre ^^" ) Bref ! Comme dab' c'est super biiien xp, bon je m'en retourne à ma quête !
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L
coucou ma pucinette! dsl pour ce retard lol mais la c'est bon je viens de lire le chapitre et je dois te dire que c'est tout simplement bien!
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L
Bon je viens de lire ce chapitre, je suis pas déçue! Alors pour commencer (oui bon désolée j'y peux rien, c'est une déformation... C'est pour rendre tes textes encore plus beaux! ), dans la 2ème partie, celle en italique, 3ème paragraphe: ce quelque chose fondrait, y'a pas de E parceque c'est le verbe fondre et non pas fonder. Maintenant revenons-en aux choses sérieuses. J'avais aussi trop zappé que le maître lisait dans les pensées d'Elizia, surtout qu'il commence à se relever, tout content et tout tu te dis, ah ba ça y est il bouge son (petit maintenant) cul, et BIM en fait il est toujours sous surveillance MUAHAHA c'est très bon! J'ai aussi très hâte de savoir pourquoi tout les élèves sont amorphes (mais je sais pas si j'aurais le temps de lire un autre chapitre maintenant, raaaaa!!) Et ce chapitre est uniquement "humain", je veux dire à part Paélia vite fait les interactions entre persos ne font intervenir que le genre humain (homo sapiens sapiens pour ne pas le citer) ça change des autres chapitres, mais c'est dingue je sais pas comment tu fais, chaque chapitre a une particularité c'est super cool! ^^ Sinon pour le peintre, j'ai relu le commentaire de Elodie et j'ai bien compris l'état d'esprit des 2 persos, en relisant ça "choque" pas, mais ce que je t'avais mis c'était les impressions à chaud juste après la première lecture ^^
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L
Mon dieu j'ai 2 chapitres de retard faut que je rattrape ça j'ai over grave pas le temps maintenant mais je tenais à te laisser un message pour que tu saches que je t'oublies pas du tout (suite à mon non commentage des 3 derniers chapitres...) mais que bon je viendrais lire tout ça (et commenter!) dès que j'aurais le temps! Bisous bisous!
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L
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, j'adore !!!!!!!!!!! On sent, que l'histoire prend une nouvelle tournure et que, contre toute attente, tout espoir est de nouveau permis. Je ressens très bien l'inquiétude de Paélia mais elle devrait arriver à retourner Elizia contre le maître. Il passe de main en main mais Paélia me fait penser à une figure maternelle pleine de douceur alors qu'au début, je croyais à un nouvel esprit malsain. Cela dit, je suis tellemtn frustrée quand je pense à la chance qu'il a laissée passer en renonçant à entendre l'histoire du maître et la façon de se débarrasser de lui. J'attends une fin heureuse mais franchement, je suis inquiète. lol Hop, hop, la suite !! Ps : merci pour tous tes commentaires mais ce n'est pas le lieu d'y répondre ! Sache juste que le chapitre 14 est réapparu, c'est tout simplement que je l'avais rangé dans JUSD -_-' Bisous.
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