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Chapitre 22.2

Partie 2.

La première pensée qu’eut Elizia en écoutant le Maître parler fut que celui-ci était fou.
Il voulait concevoir un enfant? Avec lui? Allons bon!
Toute cette histoire était si improbable, si impossible et incroyable, qu’il avait presque envie de rire!
- Vouloir un héritier est très honorable Maître. Mais vous voyez bien que je suis un homme! Je ne peux donc pas concevoir d’enfant! Seules les femmes peuvent le faire, et je pense que vous le savez-vous aussi.
Le rire profond du démon balaya ses propos comme l’aurait fait un ouragan d’une brindille.
- Idiot, je sais parfaitement que tu es un homme! Ta nature ne pose d’ailleurs aucun problème pour moi. Ma semence et mon sang se mêleront à ton organisme qu’ils remodèleront afin que tu puisses être en mesure de porter notre enfant sans difficulté. Tu n’as certes pas voulu signer le Pacte de Sang avec moi Elie, mais sache que la Conception comporte à peu près les mêmes entraves.
Sur ces mots, le Maître plongea sur les lèvres du jeune homme d‘un geste adroit qui l’empêcha de réfléchir correctement aux paroles qu’il venait d’entendre.
Sa langue impatiente se mêla à la sienne dans un ballet des plus enivrant, fouillant sa bouche avec un appétit vorace et sensuel à l’extrême, ravivant ainsi le feu endormi de son corps, et faisant battre plus furieusement que jamais la pulsation entre ses fesses.
Malgré la résistance de son esprit, Elizia n’avait aucun contrôle sur son corps qui se collait à celui de l’incube sans aucune pudeur, ni sur les émotions qui le submergeaient par vagues.
Bien trop stimulé par le Sort d’Attraction qui excitait les zones érogènes entre ses cuisses, le jeune homme eut du mal à lutter contre l’évidence de son plaisir, et réprimer les gémissements que provoquaient en lui les caresses expertes du Maître.
- S’il vous plait….Pitié…Non, pas ça!
Les lèvres rouges du démon dégustèrent longuement un téton brun avant de s’étirer en un sourire taquin.
- Pourquoi résistes-tu? Ne m’as-tu pas offert ton corps il y a quelques mois? N’as-tu pas d’ailleurs certifié que tu m’appartenais lorsque je t’ai fait l’amour tout à l’heure?
Des larmes de rage, de frustration, et d’horreur s’écoulèrent de dessous les paupières du jeune homme. Tous les propos de cet être infâme étaient rigoureusement exacts, et il ne pouvait pas les contredire.
Bien que les émotions aient toujours altéré son jugement aux moments où il avait prononcé ces mots, il n’avait pas réalisé, à ces instants, le pouvoir qu’elles pouvaient avoir sur sa vie et sur son corps.
Il avait creusé sa propre tombe sans le savoir, et encore une fois, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même.
Un sanglot s’étouffa dans sa gorge lorsque le Maître fit pénétrer deux doigts humidifiés en lui, caressant doucement les parois chaudes et sensibles de son intimité encore dilatée. Cette cajolerie était une torture de par sa tendresse, alors qu’elle participait à son viol!
- Non! S’il vous plait!
Les doigts appuyèrent doucement sur la prostate, stimulant vivement cette zone où la pulsation se faisait si puissante qu‘elle en devenait insupportable.
Elizia cria de plaisir à ce contact, mais ne sentir que deux doigts en lui n’était pas suffisant. Son corps affamé ne réclamait qu’une seule et unique chose: accueillir en lui le membre dur et chaud de l’incube, même s’il savait qu’au moment exact où cette hampe de chair entrerait en lui pour le transformer de l’intérieur, son destin serait irrévocablement scellé sans aucune possibilité d’un retour en arrière.
Déçu et blessé au-delà de ce qu’il avait pu imaginer, Elizia découvrit que ces sentiments avaient un goût amer. Lui, qui avait cru que l’incube avait changé, se trouvait une fois de plus cruellement désillusionné sans pouvoir faire autre chose que se résigner au sort qui l‘attendait.
A quoi s’était-il vraiment attendu au juste? Que du jour au lendemain, et sans explication valable, le Maître perde son masque de froideur et de méchanceté pour devenir quelqu’un d’honnête? Qu’il abandonne sa nature démoniaque pour ne se consacrer qu’au Bien? Cet incube était une créature du Mal depuis des temps immémoriaux. Alors comment avait-il pu croire qu’un être tel que lui pouvait changer et devenir bon?
De telles idées utopiques étaient d’un pathétique à mourir de rire, et pourtant, elles reflétaient plutôt bien l’étendue de sa naïveté.
Lui qui était venu dans le but de jouer les chats dociles afin d’obtenir ce qu’il souhaitait sans plus subir l’humiliation d’un viol, venait de se faire avoir. Ruser comme un humain n’était apparemment pas suffisant, car le Maître avait joué sa partie plus rapidement que lui.
Trop confiant et trop ignorant, Elizia était lui-même tombé dans le piège qu’il avait voulu tendre. Et sans avoir rien vu venir, il y était tombé tête la première, permettant ainsi au Maître de lui montrer une fois de plus, combien son pouvoir sur lui était inaltérable.
Un gémissement coupable jaillit hors de sa bouche lorsqu’il sentit une langue chaude autours de son sexe durcit, et il ne mit pas longtemps à jouir sous le plaisir que lui apportaient ces caresses humides.
Perdu entre les brumes d’un plaisir diffus, le jeune homme ne perçu la voix du Maître qu’au moment où il lui murmura ces mots à l’oreille :
- C’est très bien Elie, tu es un bon garçon. Maintenant passons aux choses sérieuses.
Allongé sur le dos, et les jambes placées de parts et d’autres des épaules de son violeur, Elizia comprit alors que si les doigts qui le caressaient se retiraient de lui, c’était que le moment qu’il redoutait tant était arrivé.
Les larmes sur ses joues redoublèrent alors d’intensité, et il détourna le visage lorsque le Maître lui présenta son bras entaillé, et déjà suintant d’une étrange liqueur noire.
Il refusait catégoriquement d’ouvrir la bouche, mais la voix lente et chaude du démon tout contre son oreille, lui murmurait des choses bien trop sensées:
- Je te conseille vivement de le boire si tu ne veux pas mourir dans d’atroces souffrances. Une Conception habituelle entre un démon et une humaine exige déjà une relative quantité de sang. Mais dans notre cas, tout est différent, et cette règle prend une tournure plus importante. Tu es un homme, et par conséquent, le processus de fécondation comporte bien plus de dangers et de complications. Alors bois si tu veux espérer une chance de survie, et ne lésine pas sur la quantité. Quels que soient les litres perdus, cela ne m’affaiblira pas.
Peu enclin à jouer les vampires, mais ne souhaitant pas encore mourir, Elizia tourna la tête de mauvaise grâce vers la plaie, et y colla ses lèvres.
Au moment où il commençait à aspirer le sang à petites gorgées, les chairs de son intimité furent brusquement écartées, et un éclair de plaisir inouï le transporta au-delà de tout ce qu’il avait pu, ou cru un jour ressentir en matière de jouissance.
Qu’était-ce donc que ça?
Il sentait pourtant bien les coups de butoirs du Maître entre ses cuisses, mais il les percevait d’une étrange manière, comme s’il n’était plus dans la chambre avec lui, mais dans un autre monde, dans une autre réalité, parallèle à celle dans laquelle il était ancré.
Flotter pour l’éternité dans cette atmosphère paraissant n’être constituée que de plaisir et de bien-être, était une idée qui le tentait énormément. Mais alors que coulait encore dans sa gorge, le sang noir et amer du démon, un nouvel éclair le pétrifia, lui faisant lentement perdre connaissance.

***

Lorsqu’il se réveilla quelques heures plus tard, Elizia découvrit qu’il mourait de faim.
Parcourant la pièce à la recherche d’un met à se mettre sous la dent, son regard tomba sur un plateau chargé de victuailles qui se trouvait justement à côté du lit. Salivant à l’avance du festin qu’il allait faire, le jeune homme ne réfléchit pas longtemps, et se jeta sur la nourriture avec un appétit décuplé.
Une fois qu’il eut terminé, il s’essuya la bouche avec une serviette de tissu blanc, et constata que le Maître l’observait depuis son réveil, allongé au loin sur le sofa.
Habillé avec soin et les cheveux nattés, il se tenait à bonne distance de lui, et le fixait de ses yeux de glace sans qu’aucune expression ne vienne troubler la perfection de ses traits finement ciselés.
- Comment te sens-tu?
Sa voix profonde provoqua chez Elizia une incontrôlable pulsion meurtrière, et il montra les dents comme un animal dès qu’il sentit des frissons de désir parcourir son corps.
- Je suis repu, mais je sens brûler en moi un profond désir de vous tuer…
- Rassure-toi, c’est tout à fait normal.
Puis, comme s’il s’agissait d’une évidence la plus élémentaire, le Maître opina et continua:
- Les effets secondaires d’une Conception entre un être humain et un démon sont toujours un peu déstabilisants. Il vaut mieux que je te prévienne maintenant des différents stades que tu vas sûrement traverser lors la gestation de notre fœtus. Sache que ta faim va se décupler, et que des douleurs musculaires bénignes pourraient commencer à faire leur apparition d’ici quelques jours. Tu seras également parfois irrité, ou à l’inverse, totalement perclus de désir envers moi. Mais je ne prendrais pas le risque de te toucher, car avec la quantité de sang que tu viens d’ingérer, tes forces sont bien plus grandes qu‘auparavant, et je ne tiens pas à me battre contre toi. Te blesser est la dernière chose que je souhaite.
Se battre n’était peut-être pas le souhait du Maître, mais c’était exactement l’envie qui démangeait les entrailles d’Elizia. Sa force n’était plus la même? Qu’à cela ne tienne! Cela ne ferait que rendre meilleurs le massacre qu’il se sentait à deux doigts d’exécuter pour lui faire payer tout ce qu’il lui avait fait subir!
- Je ne crains pas réellement pour ma vie, mais pour plus de précautions, je préfère m’absenter le temps que tes émotions retrouvent leur train initial. Tu peux choisir de rester dans cette chambre si tu le désires. En ce cas, Sorrel te fera parvenir la nourriture à ta demande, et je pense que Tessa pourra être de bonne compagnie si tu te sens seul. Mais si cela ne te conviens pas, tu peux également retourner dans ta chambre. Dans tous les cas, tu es libre de choisir l’endroit où tu vas passer la nuit, et de te rendre en cours ou non. Sache que malgré ton état particulier et tes humeurs plutôt instables, tu n’es pas un danger pour les autres, mais uniquement pour moi qui suis l’instigateur de cette Conception.
Le jeune homme réalisa qu’il disposait d’un large champ d’action, ce qui était plutôt positif.
Mais restait tout de même un point important.
- Et si je veux me rendre de votre chambre aux salles de classe? Comment suis-je supposé me débrouiller?
L’incube et lui se mesurèrent du regard un long moment avant qu’il ne lâche :
- Et bien je pense que lorsque ce sera le cas, tu devras faire appel à Sorrel encore une fois.
Sceptique, Elizia battit des paupières.
- Je ne vois pas en quoi votre Miroir pourrait m’aider à sortir d’ici.
- Mais c’est là que tu te trompes.
Le Maître esquissa un petit sourire.
- C’est un secret que je divulgue rarement, mais mes Miroirs de Vérité peuvent aussi servir comme portail pour se déplacer dans différents endroits du château. C’est une fonction particulière que je leur ai attribué pour palier à ma magie en cas de problème. Mais étant donné la circonstance, il me semble que je peux t’octroyer le droit de les utiliser de cette manière.
Croisant ses longs doigts, il poursuivit néanmoins :
- Si tu veux te rendre quelque part, il te suffira de le demander et de donner le nom exact du lieu. Mais tu vas devoir être prudent. L’endroit que tu invoqueras devra impérativement être lui aussi muni d’un Miroir, car pénétrer dans un flux qui ne débouche sur aucune sortie devient une prison mortelle pour celui qui y est entré, et une dimension inaccessible pour tout être extérieur, moi y comprit.
Posant ses longs doigts les uns contre les autres, le Maître termina, une étrange lueur dans le regard:
- En d’autres termes, je te déconseille fortement d’essayer d’aller dans des endroits qui te sont inconnus, si tu ne veux pas risquer de rester enfermer pour l’éternité dans un entre-deux que tu auras créé.

***

Quelques jours après le départ du Maître, Elizia avait repris sa routine habituelle.
Chaque matin, il se levait, se douchait, prenait ses repas dans la salle en compagnie d’Olivia et de Célestina - qui le boudaient encore mais qui toléraient néanmoins sa présence, et se rendait en cours juste après. Ces activités étaient plutôt banales, mais elles réglaient sa vie comme du papier à musique, et il s’y accrochait comme l’aurait fait un noyé devant une bouée de sauvetage. Mais malgré la lucidité qu’il était parvenu à conserver grâce cette monotone répétition des choses, il lui était de plus en plus difficile de garder contact avec la réalité, et de ne pas céder à la folie qui menaçait de le submerger face à ce qu’il savait pourtant devoir être impossible de pouvoir se produire, et ce qui se produisait pourtant bel et bien : lui, un homme non originellement capable de porter un enfant, était enceint!
Se retournant pour la énième fois dans son lit, Elizia posa une main hésitante sur le léger renflement qui avait commencé à arrondir son ventre…pour la retirer aussitôt. Bien trop dégoûté à l’idée qu’en le touchant, une sorte de lien pourrait se créer entre lui et ce qui grandissait en lui si rapidement.
Ecœuré, le jeune homme fut brusquement saisit de nausée, et se précipita aux toilettes pour y vomir le dîner qu’il venait d’ingérer. Une fois qu’il eut tiré la chasse, et qu’il se fut rincé la bouche, il s’installa à même le sol, le dos appuyé contre un pied du lit, pour regarder les étoiles en train de briller dans le ciel nocturne.
Ce qui lui arrivait était tout bonnement incroyable! Il était le seul homme au monde à se trouver dans cet état contre nature, et alors qu’il s’était à peine écoulé quelques jours depuis que le Maître et lui avaient entamé le processus de la Conception, son corps ressentait déjà les premiers effets d’une grossesse de deux mois!
La situation était effrayante, et Elizia était seul pour l’affronter. Tous ces changements en lui - la faim insatiable, les sautes d‘humeur imprévisibles et violentes, les chaleurs sexuelles qui échappaient à son contrôle et qui le saisissaient à n‘importe qu‘elle heure du jour et de la nuit -, le terrorisaient littéralement. Cette irréductible peur de l’inconnu créait en en lui une sorte de rejet envers le fœtus dont il sentait battre le cœur quelque part au plus profond de lui. Cela l’empêchait de l’aimer pour ce qu’il était : un petit être à demi démon contre son gré, mais également en partie homme, car il était aussi le fruit de ses entrailles.
En fixant son regard sur la Grande Ours, Elizia réalisa qu’en venant au monde, cet enfant bouleverserait complètement la vision que le monde avait des démons, et des relations qu‘ils pouvaient entretenir avec les humains. Il serait le premier descendant d’une union contre nature entre ces deux mondes - à la fois si opposés dans leurs valeurs, et si semblables dans le comportement de leurs habitants -, et les enjeux pour son avenir étaient colossaux!
Paralysé d’angoisse à l’idée que toute cette histoire pourrait finalement mal tourner, le jeune baron se prit à penser à Florent et à son si beau visage qui l‘avait tant séduit au premier regard.
Puis comme s’il avait été ravi de trouver un sujet plus plaisant, son esprit se mit soudainement à fourmiller de question à son égard : comment allait-il? Où était-il maintenant? Dormait-il et mangeait-il correctement? Finirait-il par le retrouver un jour? Et si oui, comment lui annoncerait-il la nouvelle?
Quelque peu tourmenté, Elizia eut du mal à avaler la boule d’angoisse coincée au fond de sa gorge. Il aurait tellement aimé pouvoir le retrouver afin qu’ils puissent s’expliquer l’un l’autre! Mais ce désir semblait être éloigné, si impossible, et si inaccessible tout d’un coup!
Renversant la tête vers l’arrière, le jeune homme délaissa la beauté des étoiles, pour laisser dériver son attention au gré de ses pensées. Son regard balaya l’ensemble de la pièce de façon circulaire, avant d’être attiré par l’éclat argenté d’une lumière astrale sur la surface polie d’un miroir posé sur la cheminée.
Des souvenirs particulièrement précis lui revinrent alors par flashes, datant de quelques jours à peine, mais également de sa toute première fois dans la Chambre des Plaisirs.
« Sorrel n’est qu’un simple miroir auquel j’ai donné la capacité de toujours dire la vérité…C’est un secret que je divulgue rarement, mais mes Miroirs de Vérité peuvent aussi servir comme portail pour se déplacer dans différents endroits du château… »
C’est alors que le déclic se fit dans son esprit.
Contacter Florent était possible! Il lui suffisait de le demander à Sorrel!
Se maudissant mille fois pour sa lenteur d’action et son manque flagrant de réflexion, Elizia sauta sur ses pieds, et s’approcha à grands pas vers la psyché, l’empoignant à deux mains, et exigeant d’une voix forte et claire:
- Montre-moi où se trouve Florent!
Presque immédiatement, une lumière bleue illumina la pièce, et trancha l’obscurité de la pièce de sa clarté colorée. Plusieurs images se succédèrent sous les yeux écarquillés d’Elizia, et il comprit leur signification à mesure qu‘elles se juxtaposaient : il y eu d’abord le visage solitaire d’Adonis, qui fut ensuite associé à l’apparition d’une porte dérobée située non loin de la Chambre des Plaisirs, et dont les contours se dessinaient puis s’effaçaient au gré du Néant, et enfin s’imposa le visage de Florent, toujours aussi beau et rayonnant que le soleil en plein mois d’Août, à ses yeux .
En rassemblant les pièces du puzzle que Sorrel venait de lui donner, le jeune homme constata que sa théorie était fondée : son ancien amant se trouvait bien dans la chambre du Pantin, qui se trouvait, ô surprise, au même endroit que celle du Maître!
La trahison de celui-ci n’était d’ailleurs qu’un détail qu’Elizia préférait ignorer dans l’immédiat. Tout ce qui comptait à présent, était de se rendre dans la chambre du Pantin durant son absence, afin de pourvoir s’entretenir avec Florent sans risquer d’être dénoncé au Maître, ni d’être dérangé si la discussion se faisait plus complexe que prévu.
Son plan d’attaque était donc simple comme bonjour! Il allait simplement surveiller les allées et venues d’Adonis grâce au Miroir, et attendre qu’une bonne occasion se présente et lui permette de s‘infiltrer en douce dans la chambre.
Après tout ce temps passé à se morfondre et à chercher tout un tas de solutions inapplicables, il détenait enfin le moyen de tenter quelque chose, et il ne comprenait pas comment, ni pourquoi cela avait pu lui prendre autant de temps avant d’échafauder un plan aussi simple! C’était vraiment insensé!
Reposant le Miroir de Vérité sur le manteau de la cheminée, Elizia retourna se mettre au lit, tout en sachant qu‘il ne trouverait pas le sommeil dans l‘immédiat.
Maintenant qu’il était rassuré et fixé sur chemin qu’il devait bientôt suivre, il ne parvenait pas à calmer ses pensées qui fourmillaient encore d’excitation. Conscient des difficultés qu’il avait à rester tranquille, et du fait qu’il ne trouverait jamais le sommeil, s’il continuait sur ce mode, Elizia relâcha toute la tension contenue dans l’ensemble de son corps, et fit un effort pour détendre ses muscles crispés et respirer profondément.
Un haut-le-cœur inopportun succéda à cette séance de relaxation et failli le faire vomir une nouvelle fois. Encore peu habitué à ce genre de manifestation corporelle, le jeune homme fut pris par surprise et eut presque envie de sourire. Visiblement, le fœtus n’appréciait pas vraiment que son papa soit tendu, et il ne se gênait pas pour le lui faire savoir!
Elizia savait parfaitement que porter un enfant en soi demandait du repos, et un certain calme organique et environnemental. Néanmoins, même si son corps le rappelait à l’ordre, il se devrait d’être prudent lorsqu’il utiliserait le Miroir. Le Maître avait d’ailleurs été très clair sur les risques qu’il encourait s’il ne faisait pas attention, et puisqu’il n’était plus seul dans son corps, et qu’il vivait pour deux, il serait donc tendu, et sur le qui-vive à ce moment-là. Il n’était donc pas question que le bébé-démon s’en mêle!

 

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S
Bon, j'ai compris, au final c'est une sorte d'Immaculé conception en mode démon. Ok. Ca veut dire que lorsque que Elizia va accoucher ce sera en mode "alien" : son ventre va exploser pour laisser place à la progéniture ! wow, ça va être trash la naissance xD Ou dans une autre version du scénario, Idalgo meurt dans d'atroce souffrance que lui aura infligée Bélzé, Eli aura quand même son gosse, et l'élèvera avec Florent (ça va etre dur d'etre un père de substitution, courage !) mais il y aura un dur choix cornélien : un enfant_tabou doit rester avec ses origines ? du coup, et à coup sure, Belzé viendra réclamer le gosse à sa majorité ! ahahahahah !!! Vous croyez que c'est fini, bah nan, la suite à la prochaine génération xD Comment ça, je me fais trop de film ?
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S
Oh Oh Oh, c'est clair que ça vire glauque cette histoire ! Je me demande bien comment ça va finir...C'est dingue j'essaie d'imaginer la fin mais impossible...><' frustrant
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L
jadore ce chapitre, jadore cette histoire , jadore ton style ! et le maitre MDR je ladore ^^!
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L
Ah ah ! C'est vrai que tu me bats en matière de retard mais là, je pense que tu seras tranquille pendant un petit moment, mon blog ne vivra plus que par Agora pour le moment. Enfin, là, j'ai moins de retard que d'habitude Mais si j'attends un petit peu, c'est parce qu'en général, tes chapitres sont longs alors il faut avoir du temps devan soi ! Ouais, si tu continues à me contredire, j'arr$ete de commenter et on verra si tu fais la maligne muarf !! Mais sinon, j'avais raison puisque j'avais supposé que l'alarme venait de Florent via Tessa, niark !! Bon, j'aime pas trop le principe pour un homme de se retrouver enceint surtout si le processus est exactement le même que chez les femmes mais comme on approche de la fin, je veux pas rater le dénouement ! Pis, quelque part, j'espère (et pense) qu'Ellie l'aimera sonpetit bout de chou, surtout averc son sens de l'honneur et tout ça, il pourra mettre fin à la vie d'un petit ! Ou alors, la fin tragique : obliger de le tuer pour assurer la survie du monde ! ou alors, se cacher pour vivre heureux avec Florent, le bébé avec Paelia ah, ah, j'aime pas le principe mais mon imagination prend le relais ! En tout cas, ça m'a absolument pas dérangé le focus sur Ellie puisque c'est mon perso préféré, même s'il est bête Prochain chapitre : retrouvailles ? Ce serait bien ^^ PS : Oui, j'aime beaucoup Kisana et c'est dommage qu'il ne poursuive pas la publication d'Alucard !
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E
Alors c'est bon, Mister Elizia est enceint! Excellent! C'est fou comme il hésite entre 2 attitudes face à son fœtus, il le rejette mais en même temps le protège, c'est mignon. J'ai vraiment hâte de lire la suite, j'espère que ce sera les retrouvailles de Flo et Elie. Je me demande comment réagira Flo en apprenant qu'Elie est enceint du batar* qui l'a fait enlevé!!
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