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Chapitre 9.1

Partie 1.

Chapitre 9.1

Il faisait sombre et froid. Humide aussi, quelques gouttes d’eau glacée tombaient régulièrement du plafond pour s’écraser sur le sol de pierre gelée et parfois sur lui, faisant naître de grandes vagues de frissons sur ton son corps meurtrit par les coups qu‘on lui avait donnés.
Comment diable était-il arrivé ici?
La dernière chose dont il se souvenait, était un délicieux sentiment de sécurité qu’il avait ressenti lorsqu’il s’était glissé entre les draps de son grand lit - pourtant vide de la présence qu‘il affectionnait tant.
Il ne savait pas pourquoi cet homme encapuchonné l’avait bourré de coups au visage. Tout comme il ignorait où il se trouvait.
D’ailleurs, quel jour et quelle heure était-il? Il se sentait sale, affamé et totalement déboussolé.
Gémissant faiblement sous les tremblements incontrôlables qui affectaient ses membres raides et ses articulations, il entoura son torse grelottant de ses bras nus et se frictionna tant bien que mal pour tenter d’apporter un peu de chaleur à son corps déjà transi de froid jusqu’à l’os.
Recroquevillé sur lui-même comme une bête en cage, il fit de son mieux pour ne pas céder au sentiment de panique qui toquait à la porte de son crâne. Paniquer ne ferait qu’envenimer sa situation. Perdre le contrôle de lui-même ne lui apporterait rien.
Il commençait tout juste à sentir le sang circuler à nouveau dans ses doigts de pieds, lorsque la porte de sa geôle s’ouvrit avec fracas. Une lumière aveuglante envahit alors la pièce, et il put voir le jeune garçon blond qui venait toujours lui apporter une maigre pitance. Son visage était inexpressif, mais si plein de pureté et de beauté!
Lorsque le garçon posa le bol au sol, il referma la porte d’un coup sec, coupant en même temps la source de lumière, le replongeant dans le noir.
Se dirigeant vers le récipient à tâtons, il s’en saisit d’une main tremblante et dévora son contenu avec voracité. Il dû retenir un hoquet de dégoût tant la nourriture était infecte, mais il avait faim, et persista donc. Plusieurs fois, il lutta contre la nausée pour ne pas rendre tout ce qu’il venait d’ingérer.
Mais alors que les haut-le-cœur se dissipaient enfin, une violente crampe contracta son estomac, le faisant gémir de douleur et se rouler au sol. Puis, presque immédiatement, une sensation familière se diffusa dans tout son corps, lui donnant l’impression de tomber dans un puits sans fond. Ce phénomène survenait toujours lorsqu’il avait terminé d’avaler la mixture, et durant ce qui lui paraissait une éternité, son corps succombait sous l’assaut de fièvres brûlantes, et de rêves étranges peuplés de corps nus enchevêtrés les uns aux autres, de fumée d’encens et de soupirs lascifs.
Ces salauds… Ils font exprès de m’affamer pour être sûr que j’avale leur bouillie immonde…
La chaleur insidieuse débutait déjà sa lente installation au creux de son corps auparavant frigorifié. Chacun de ses membres se pétrifiait et devenait lourd, si lourd… Avec un gémissement las, il se recroquevilla péniblement en position fœtale, et laissa son esprit dériver doucement vers l’inconscience, rejoignant en rêve le seul visage qui pouvait le rassurer un peu.
- Elizia…

***

Elizia fut accueilli par une semi-pénombre parcourue d’ombres mouvantes et de lumière diffuse.
Les bougies qui brillaient aux quatre coins de la pièce tenaient l’obscurité à distance, éclaboussant les murs richement tapissés de leur lumière orangée et vacillante.
Alors qu’il suivait Tessa à travers la pièce, le jeune homme ressentit soudain un étrange malaise. Comme si les ombres qui dansaient sur les murs étaient en train de l’épier et prévoyaient de l’attaquer sans crier gare, toutes griffes dehors. Cet étrange sentiment de gêne s’intensifia lorsque la panthère bifurqua soudainement en direction d’un sofa pour s‘y lover avec délices, le laissant planté au milieu de la pièce.
Elizia allait la suivre pour s’asseoir près d’elle, mais alors que le grognement de la Songeuse le faisait précipitamment reculer, la voix veloutée du Maître s’éleva à quelques mètres de lui.
- Bonsoir Elie, je te souhaite la bienvenue dans la Chambre des Plaisirs.
Elizia sursauta, et se reprocha aussitôt sa réaction. Il n’allait tout de même pas trembler de peur chaque fois que cet homme était dans les parages!
Tentant de calmer les furieux battements de son cœur, le baron chercha le Maître des yeux, plissant les paupières pour mieux voir à travers l’obscurité et la fumée des bâtons d’encens. Mais lorsqu’il le vit et qu’il se rendit compte de ce qui était en train de se passer, sa gorge s’assécha et sa tension nerveuse déjà élevée monta encore d’un cran.
Fondu dans la pénombre, des ombres fugaces jouant sur son masque d’albâtre, le Maître se tenait face à lui, assis dans un fauteuil de velours à haut dossier, une intense lueur perverse brûlant dans ses yeux de glace. Il était torse nu et entre ses jambes écartées s’activait un être fin, aux membres effilés et à la peau de lait.
Elizia luttait pour retenir un haut-le-cœur, lorsque le visage du Maître se tourna vers la panthère qui ne somnolait visiblement qu’en apparences, ses oreilles étant dressées et attentives au moindre murmure.
- Tu as mis le temps… Mais je te remercie de me l’avoir amené. Encore un peu, et j’allais le chercher moi-même.
Vexé, Elizia s’avança d’un pas raide.
- Il ne fallait pas vous gêner, et je ne crois pas vous avoir autorisé à me tutoyer.
Une lueur fugace éclaira brièvement les prunelles du Maître.
- La provocation est un art qui doit être manié avec prudence mon cher, et je te tutoierais chaque fois que nous serons seuls… Elie.
Le concerné releva un sourcil, une expression mi-dégoûtée, mi-sarcastique étalée sur son visage parsemé d’ombres mouvantes.
- A votre guise Maître. Mais comme vous pouvez sûrement le voir, nous ne sommes pas seuls.
Un moment de silence s’installa entre eux, porteur d’une étrange tension électrique.
- Cela signifie-t-il que tu es d’accord?
Elizia bénit l’obscurité qui plongeait son visage dans l’ombre. Cette remarque d’apparence anodine lui avait fait monter le feu aux joues, et à présent la honte le brûlait de toutes parts.
Son ton fut plus agressif qu’il ne l’attendait.
- Non. Mais ai-je vraiment le choix?
- Pas vraiment.
Après un rapide coup d’œil à l’ange qui léchait son sexe avec application, le Maître reprit d’une voix douce.
- Et bien c’est parfait. J’ai donc ta permission et ta personne à ma disposition. Mais tu as raison Elie, nous ne sommes pas encore seuls. Adonis ?
S’abaissant au niveau de la créature, il lui saisit le menton entre le pouce et l’index et redressa son visage afin de le regarder dans les yeux.
- Adonis… Cela suffit pour ce soir. Laisse-nous maintenant.
Blond comme les blés au soleil, la peau luisant d’une blancheur de lait sans défaut, le corps fin et le visage gracile, cet être ivre de plaisir sensuel ressemblait à un ange avec ses airs poupins, son petit nez mutin, ses bonnes joues rondes et ses yeux couleur de ciel d’été. Une apparente pureté qui s’évapora lorsqu’un léger bruit de succion se fit entendre, alors qu’il retirait l’imposant pénis de sa petite bouche rose en forme de cœur.
Elizia faillit reculer sous l’impact que cette vision eut sur lui.
Ce pénis était énorme!
Long, monstrueusement long et épais, le phallus rosé parcouru de longues veines gorgées de sang reposait, dur et luisant de salive sur la cuisse ferme recouverte par le pantalon noir… Mais trop tôt, bien trop tôt au goût de la faim allogène à ses propres désirs qui venait d’étreindre Elizia, le Maître se rajusta, faisant disparaitre sous le tissu rêche, ce membre par trop tentateur. Pendant de – trop – longues minutes, la vision de ce sexe incroyable l’occupa tout entier, puis la discussion qui se déroulait entre le Maître et Adonis attira son attention.
- Mais Maître…pourquoi? Je ne réussis pas à vous satisfaire? Si vous préférez, je peux aussi…faire cela.
L’ange qui n’en était pas un commença alors à lécher ses doigts dans le but de les introduire en lui, mais l’homme masqué retint sa main humide avant qu’il ait pu entamer sa préparation.
- Non. Pas ce soir Adonis. Maintenant laisse-nous. Tessa?
La panthère qui tenait toujours son rôle de guet leva immédiatement la tête, le corps et les sens en alerte.
- Accompagne-le dans les sous-sols, et vérifie qu’il ait bien fait ce qu’il doit faire.
- Oui Maître.
- Non! Pourquoi dois-je vous laisser avec lui? N’êtes-vous pas content de moi? N’étions-nous pas sur le point de… Aaaah!
La main gantée de blanc du Maître saisit dans sa coupe les testicules du blond et les serra dans une poigne de fer.
- Pantin. Je t’ai donné un ordre, et j’entends bien être obéi. Tessa!
La Songeuse apparut alors près d’eux dans un silence des plus parfait. Puis, après avoir forcé le jeune homme à monter sur son dos, elle fila à travers la pièce, pleine de grâce et de beauté, son pelage lustré brillant sous la lueur fauve des bougies.
Le regard noir, larmoyant et blessé qu’Adonis lança à Elizia avant de passer la porte, glaça de culpabilité. Il ne savait pas pourquoi ce sentiment particulier, envers un être qu’il ne connaissait pas, s’imposait à lui, mais il s’en voulait de n’avoir rien pu faire pour lui éviter cette douleur.
Lorsque le scélérat avait presque blessé les parties du jeune homme, le baron avait ressenti le besoin presque viscéral de lui venir en aide. Un acte de bravoure qu’il aurait exécuté si une force inflexible ne l’avait pas cloué sur place pour l’en empêcher. Et à présent, il en tremblait de rage et de haine.
- Bien. Maintenant que nous sommes seuls… Tu vas me dire comment ou par qui ce bleu t’as été causé.
Le regard d’Elizia se teinta de méfiance, mais sa colère ne désenfla pas pour autant, bien au contraire. Le ton menaçant du Maître ne lui disait rien qui vaille, mais ce soir, son désir de rébellion dépassait de loin son instinct de conservation. Cet être démoniaque pourrait bien lui poser la question autant de fois qu’il le voudrait et lui infliger les pires tortures, il ne répondrait pas.

***

Il avait horreur qu’on touche à ce qui lui appartenait. Elizia était à lui. A lui, et à personne d’autre.
Le Maître n’avait pas vu tout de suite l’affreux hématome qui marbrait la mâchoire du jeune homme à cause des ombres et de l’obscurité ambiante. Mais lorsqu’il avait changé de position, son visage s’était retrouvé baigné de lumière douce, lui révélant un bleu d’une couleur et d’une largeur assez respectables pour faire naître en lui une folie meurtrière dans tout l’ensemble de son corps.
Il avait pris sur lui pour ne pas réduire immédiatement le coupable en cendre, car il savait parfaitement qui en était l’auteur, il le lisait clairement dans l’esprit du baron. Mais pour que sa punition fasse effet, il devait d’abord le lui faire dire. L’avorton prévoyait de lui imposer une résistance farouche et butée, mais il le ferait avouer. Ils avouaient toujours.
- Je te le répète Elie. Quelle est l’origine de cet hématome?
Le silence qui régnait sembla s’épaissir encore de quelques tonnes, et dans les yeux d’Elizia brillait une intraitable détermination.
- Tu penses réussir à ne rien me dire.
Le Maître rit sous cape. La détermination ne valait rien contre un être qui lisait dans les esprits comme dans un livre ouvert. Un léger sourire moqueur aux lèvres, il entoura sa voix de charmes, l’enduisit d’excitation sensuelle et de violence, sachant pertinemment ce qu’il en résulterait.
- Libre à toi de rester bouche close Elie, mais garder le silence à ce sujet n’allègera pas la peine d’Olsen comme tu sembles l’espérer. Mais si tu insistes, je vais me montrer magnanime et conserver ce sujet pour plus tard, nous n’en avons pas encore terminé.
Ce fut un mouvement bref, furtif, mais le Maître distingua aisément les changements qui affectèrent brièvement l’expression colérique du jeune homme. Surprise, tristesse, colère, haine et désir, se succédaient sur ses traits virils, créant un arc-en-ciel d’émotions si pures que l’homme masqué ne put s’empêcher d’en rire. Cet homme était si ingénu…
Surpris de cette réaction inattendue, Elizia se raidit et son regard se fit plus acéré. Son ton acide et tranchant coupa court à l’hilarité du Maître, mais n’éteignit pas la flamme moqueuse au fond de son profond regard de glace.
- Qu‘y a-t-il de si drôle?
- De ton point de vue? Pas grand-chose. Mais du mien… Enfin, tu n’es pas là pour savoir ce que je pense. Assied-toi.
- Mais il n’y a pas de…
- De siège? En voici un.
Apparaissant de nulle part, un confortable fauteuil de velours surgit dans le dos d’Elizia et butta contre l’arrière de ses genoux, le faisant tomber sur ses coussins. Pris par surprise - encore une fois -, il poussa un cri d’animal enragé mais se ressaisit bien vite, les joues rouges de confusion.
Le Maître gloussa.
- Bien. A présent que nous sommes confortablement installés, nous pouvons commencer ta leçon.

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S
.. ... ..... en faite, ce roman, c'est un roman de perversion c'est ca ? =D (toujours aussi bien )
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H
Zut je suis plus fatiguée qu'hier.... Vais je pouvoir lire beaucoup ? Mais j'ai mes nouvelles lunettes ça devrait pouvoir le faire >>> tiens donc, je lis dans les mêmes conditions ! * les murs richement tapissés de leur lumière orangée et vacillante. >>> c'est quand même vachement bien décrit ^^ * - Elizia… >>> oooooh :' * - Bonsoir Elie >>> comment il ose :o * bâtons d’encens. >>> j'adore ça *_* * - Il ne fallait pas vous gêner, et je ne crois pas vous avoir autorisé à me tutoyer. >>> je suis d'humeur à supporter ta témérité XD VAS Y LACHE TOI XDDD * Elizia leva un sourcil >>> je sais le faire ^^ * - Et bien c’est parfait, j’ai ta permission et ta personne à ma disposition. >>> y'a quelque chose de dérangeant dans sa phrase à celui là XD * Ce pénis était énorme! >>> oh mince Oo pauvre Elizia :''''' * totalement seuls >>> pas si sûr !!! * - Bien, à présent que nous sommes confortablement installés, la leçon peut commencer. >>> vite, vite la suite oO
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L
Ah là, je suis sure que les rêves que faisait Florent concernant les autres éléments et là, il va voir Elizia prendre du plaisir! Arf, le pauvre. Bon, si j'ai bien compris, on aura du sexe à chaque chapitre?
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L
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C
Florent est détenu en otage ???? *choquée* naaaaaaaaaaaaa .. tu m'aurais pas fait ça quand même .. le pauvre ... Aller je lis la suite
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